Festival de Cannes à Paname - Chips

Publié le par UniqueMan

Festival de Cannes à Paname - Chips

C'est un fait, j'aime les chips. Si je commence à en manger, il m'en faut encore et encore... Ce petit plaisir du craquant entre les dents, sur la langue, le sel, souvent très présent, qui éveille les papilles. Cette sensation, qui, une fois lancée, demande beaucoup de courage et de concentration pour s'arrêter. Comment s'imposer une suspension de bonheur ? Êtes-vous raisonnable ? Comment faites-vous pour arrêter de vous enivrer ? Pour stopper l'amour ? Quand vous êtes écœuré ? Arrivez-vous à vous censurer avant d'avoir mal ? Je crois que je n'ai toujours pas trouvé la solution et par conséquence je souffre mais comment s’empêcher d'avoir l’extase qui précède la souffrance ?

Oui mais ça n'a rien à voir avec le cinéma vous allez me dire. Mais justement si, tout a à voir avec le cinéma. Moi je n'ai rien à voir avec une chips mais tout n'est que cinéma car le cinéma est partout. Enfin il essaye de l'être, il essaye d'éplucher tant bien que mal, malheureusement souvent mal, notre quotidien, notre façon de vivre, comme un immense reportage sans fin sur nos vies. Mais il imagine, moi c'est ça que j'aime, imaginer. Imaginer la vie, ma vie, celles des autres aussi même si dans le meilleur des mondes je préférais vivre plutôt qu'imaginer vivre. C'est un fait, j'aime les chips, j'imagine la vie, je ne suis d'ailleurs peut-être qu'imagination. Sommes-nous d'ailleurs plus qu'une simple imagination, une simple représentation de ce que nous pensons être notre vie ?

Si je fais tout ce cinéma, ce n'est pas pour rien, enfin peut-être, même sûrement mais je ne sais faire que ça moi. Mon cinéma, c'est ma vie. De là à dire que ma vie c'est du cinéma il n y a qu'un pas que je pourrais franchir allégrement, d'ailleurs cette frontière, ce barrage du bon sens il est franchit, il est même enjambé depuis longtemps, si longtemps justement que j'ai égaré cette limite. Je ne peux pas, je ne peux plus mettre des étiquettes, ce n'est pas étique, ce n'est pas ma quête, la recherche du sens ne me semble pas raisonnable. Ce qui est paradoxale, vous en conviendrez, car trouver de la raison dans tout ça est absurde. Peut-être que c'est ça, justement, l'absurde, ce mot saugrenu qui est mon obsession. C'est fait, je suis obsédé par les chips, l'imagination et l'absurde. Pourquoi j'en fait tout un cinéma, pour rien, pour tout, pour vous, pour moi. Et les films ? Et les films ? Qui pose cette question ? Si c'est moi, je peux me répondre que j'en ai vu plusieurs, comme toujours, mais ça, je le sais déjà, pourquoi me répondre ? Je croyais que j'étais seul. C'est un fait, je déteste les chips, je ne veux plus de l'amour, ni user et abuser de ces drogues. Ce n'est qu'un palliatif fictif au simple plaisir de se sentir vivant. Sauf que vivant, je ne le suis plus depuis bien longtemps. Chips je t'adore autant que je te hais !

 

Merci. À demain.

Publié dans Festivals

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