Festival de Cannes à Paname - Dans les cendres !

Publié le par UniqueMan

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/14/04/23/14/06/090828.jpgComme souvent chez moi, c'est laborieux, cette improbable idée de vous raconter mon festival de Cannes n'a toujours pas fait sens à l'intérieur de mes quelques neurones qui se battent en duel. Est-ce que ça risque de me pousser à abandonner ? Non. Même au fond du trou je ferais tout mon possible pour continuer car, c'est une devise que je me suis gravé derrière les yeux "ne jamais lâcher l'affaire". Est-ce que ça fait de moi un relou incroyable ? Possible mais pour faire du cinéma, je crois que c'est une devise qu'il faut bien avoir en tête, parce-que dans "le milieu", les obstacles susceptibles de vous faire renoncer ce n'est pas ce qui manque. Là, j'entends quelqu'un dire : Bah qu'est-ce que tu fous sur ton blog à écrire des articles incertains ? Va plutôt tourner des films imbécile ! Oui oui, vous avez sans doute raison mon bon monsieur mais je me demande si ce n'est pas plus moderne d'être un réalisateur qui ne réalise aucun film. En politique, pratiquement tous les mecs n'ont jamais eu la vie de prolo que mène 95% des Français et pourtant ce sont eux qui décident ce qui est bon pour nous. Pourquoi moi, qui n'ai jamais réalisé de film je ne pourrais pas vous parler de cinéma. Ouais ouais, je dénonce c'est comme ça, je suis aussi surnommé le rebelle en carton dans mon entourage. De ma vie, c'est fini pour aujourd'hui.

Raccrocher les wagons, trouver une substance palpable à laquelle se rattraper, se souvenir du sujet initial, ce foutu festival Cannes, bête immonde, cœur névralgique et moribond du cinéma mondial. Terrifiant mais logiquement passionnant. Coïncidence ou fétichisme post-twilight douteux, le film dont il est question aujourd'hui est encore avec Robert Pattinson qui cette année aura eu l'occasion de briller sur le tapis rouge par deux fois. Mais comme pour le film précédent (Maps To The Stars) le plus intéressant reste quand même le réalisateur. Je vais donc vous parler, succinctement parce-que toute les conneries qui précède ces quelques mots m'ont fatigué, du film The Rover réalisé par David Michôd qui était présenté hors compétition cette année à Cannes. A quoi ça sert le hors-compétition à Cannes ? Bah à rien sauf à se la racler sur la croisette et se faire de la pub pourquoi ? Putain aujourd'hui je suis dans un tel déchaînement de cliché que je me donne envie de vomir à l'intérieur de moi-même. Mais pourquoi je parle, on s'en fout de tes problèmes, ferme ta bouche narcissique ! Reprenons, à la ligne...

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The Rover est un film passionnant et foutrement maitrisé qui nous balance dans une Australie austère post-crise économique. L'ambiance est sulfureuse, la morale semble s'être évaporée. Que reste t-il quand l'économie s’effondre ? Tout le film tourne autour de cette question en titillant notre morale et celle des personnages, c'est parfois un peu gratuit et simpliste mais dans l'ensemble c'est très convaincant. Guy Pearce (minéral) et Robert Pattinson (étonnant !) forment un duo aussi inattendu qu’intelligent. La photo subtile et maitrisée n'en rajoute pas dans le misérabilisme, au contraire, l'image est plutôt chaude mais cela crée quand même une sensation de dangerosité. Et malgré quelques facilités, la mise en scène est très élégante. Oui, The Rover est un putain de bon film d'ambiance sur l'Outback, ce foutu désert sordide du centre de l'Australie ! Avec Mad Max, The Proposition ou encore Wolf Creek ce lieu semble susciter des fantasmes bien pessimistes mais foutrement cinégéniques !

L'Australie, une passion grandissante qui me fascine, j'aurais sûrement l'occasion de vous en reparler, en attendant je vais terminer cet article bien long et laborieux en vous souhaitant le meilleur. Tout ce bordel m'a donné envie de revoir Razorback.... Quoi ? Vous ne connaissez pas ce film Australien de sanglier géant ? C'est pourtant une très belle alternative aux Dents de la mer ! J'ai qu'une chose à vous dire : osez !

 

Merci. À demain.

Publié dans Festivals

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