Bellflower - Evan Glodell

Publié le par UniqueMan

http://twitchfilm.com/news/BellflowerDVD.jpgVous rêviez d’un road-trip acidulé sentimentalement déchirant sur fond de fanatisme MadMaxien ? Evan Glodell l’a fait avec Bellflower, son premier film décapant, fou, ravageur, un peu poseur et arty-sexy-trasho-fire !


Bellflower, ça raconte l’histoire de Woodrow et Aiden, deux potes un soupçon givrés de la capsule, fascinés par l’apocalypse et Mad Max. Pour parer à une possible fin du monde, les deux compères s’évertuent à fabriquer un lance flamme et une voiture de l’enfer (Medusa). Mais ce rêve de geek foutraque va s’évaporer en se mêlant à une histoire d’amour enflammée. Brûlant !


Étrange film tourné pendant trois ans pour un budget modique de 17.OOO$ avec une détermination à faire pâlir les freins. Ça ne veut pas dire grand chose, j’en conviens, mais ce film est tellement déroutant qu’il est difficile de garder ses idées claires. D’un côté, ça fait franchement film arty à la sauce sundance qui te balance une image floue, cadré par un pingouin avec un étalonnage saturé et une impression de vide dans le scénario faussement complexe ; servit par un montage décontenançant. D’un autre côté, le film possède quelques instants magiques d’une beauté incroyable et d’une fulgurance rare ! La passion, le déchirement, le trouble et l’abandon, des sujets traités avec une fougue ravageuse et un talent indéniable. Finalement, les tocs du cinéma indépendant américain (floues, images crades...) sont ici plutôt bien à propos puisqu’ils caractérisent le style du film en se glissant dans la peau de ses personnages... déchirés, perdus et débauchés.

 

http://www.francetv.fr/culturebox/sites/culturebox/files/styles/image_article/public/images/photos/2012/03/bellflower_1.jpg


 

J’ai du mal à avoir un avis tranché, ce que je sais c’est que j’ai aimé vivre l’expérience et même j’en redemande ! C’est original, bizarre, fou, barré tout en étant intelligent. C'est si peu souvent que le septième art craque son slip et se retrouve dans les salles obscures ! Je vous conseille donc d’en profiter ! Rien que par soutien pour un cinéma différent, ça vaut le coup d’y aller. Mais aussi et surtout (heureusement), il faut y aller pour l’expérience fascinante que le visionnage de ce Bellfower procure.


Histoire d’amour déchirante et passionnée sur fond d’adoration quasi-mystique à la gloire d’Humungus (le gros méchant de Mad Max 2 qui règne en maître sur la route) à de quoi dérouter, mais, je me répète, tentez l’expérience, ça vaut vraiment le détour pour sa mise en scène qui possède des moments d’une intensité hypnotique.


Ci-dessous, deux vidéos, parce-que je vous aime. Pas la bande annonce mais une petite interview du réalisateur avec quelques extraits, parce-que je trouve que la BA spoil trop ; et la présentation au PIFFF (où il a d’ailleurs remporté le prix du jury !) par Fausto (Monsieur Mad) et le distributeur du film. Enjoy !

 

 


 

Publié dans Critique sur un film

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