Festival de Cannes à Paname - Renaissance

Publié le par UniqueMan

CannesPaname2013

 

Après des moments d'absence insoutenables, le grand, le très grand Festival de Cannes à Paname revient pour une nouvelle édition incroyablement frétillante, absurde, fictive et très certainement dispensable. Toujours loin de la croisette et des paillettes grotesques, cet bombe de balle de festival risque bien de vous dérouter en vous embarquant sur des chemins qui ne se cheminent pas.

 

En film d'ouverture, pas de Gastby le magnifique parce-que sincèrement Baz Luhrmann on s'en tape un peu les rondelles sur le carrelage en dansant le biglemoi non ? En tout cas moi oui (peut-être à tord d'ailleurs) et je préfère largement découvrir autre chose.

 

Cet autre chose ce sera L'écume des jours. Pas l'adaptation à la limite de l'écoeurement visuel de Gondry mais celle de Charles Belmont en 1968 ! Parce-que oui le roman de Boris Vian avait déjà été transposer à l'écran avant 2013 !

 

ECUMEAFFICHE webPremier constat, le film semble aujourd'hui assez daté car bien ancré dans son époque avec une mise en scène assez proche du style "nouvelle vague" pour donner un côté réaliste à cette histoire d'amour un soupçon surréaliste. Deuxièmement, les acteurs qui semblent tous un peu coincés dans les émotions et les expressions jouent avec un côté très théâtrale et récité. Certains vous diront que c'est du grand cinéma mais une chose est sûr c'est assez austère et pas très entrainant à regarder. Pourtant une certaine poésie se dégage de tout ça, Charles Belmont à visiblement préféré cibler son film sur ses personnages et leurs envies d'amour plutôt que de s'appesantir sur les inventions délirantes de Vian contrairement à Michel Gondry qui lui semble s'être fixer comme règle d'absolument tout illustrer des divaguations surréalistes du roman. Qui à raison et qui à tord ? Vous jugerez par vous même mais disons que Belmont tente lui sa prorpe adaptation en prenant des grosses libértés avec le roman alors que Gondry lui à fait le choix de tout adapter au pied de la lettre (ou presque). Résultat dans le Gondry il y'en à trop alors que Belmont s'attache un peu trop à ancrer son film dans le "réel". La prochaine adaptation en 2043 devrait être un juste milieu et sera sans doute la meilleure version.

 

Troisièmement, Belmont réussit à adapter l'histoire dans son époque et ses préoccupations. Alors que le roman écrit après la guerre (45) était très pessimistes, le film lui, est plus joyeux et traite de la libération sexuel (68). Il met aussi l'accent sur la déshumanisation de la société à travers notamment un jeu barbar dérivé du tennis où les deux joueurs s'échangent à la place d'une balle, une gernade, gare à celui qui la fera tomber !

 

Quatrièmement, c'est chiant ces constats numérotés, surtout pour critiquer un film comme l'écume des jours, c'est même paradoxal car c'est exactement ce que critique le bouquin, ce manque d'humanisme. Triste monde qui essaye de tout classer, numéroter et en tirer profit. Quoi qu'il en soit, j'en reviens à mes moutons bien que je ne sois pas bérger. Le film de Michel est une réussite créative et visuelle mais les personnages s'affacent un peu trop derrière les inventions alors que chez Charles c'est l'inverse, ce sont les personnages qui sont aux centre mais le côté "nouvelle vague" et un peu radin sur les délires du roman de Boris fait de cette adapation un film assez austère où l'absurde ne semble pas réellement trouver sa place.

 

Lecumedesjours CharlesBelmont

 

Cette ouverture de festival est en tout cas intéréssante, cela laisse présager que du bon, du lourd. C'est le moment pour moi de vous faire une promesse, cette année, je vais tout faire pour vous parler au minimum d'un film en rapport avec le Festival de Cannes, le seul, le véritable, celui-là même où ce cher Steven est en train de se taper cette bimbo de Nicole.

 

À SUIVRE : C'est la fin du monde, encore et toujours !

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