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5 articles avec les petites histoires de l'etrange

Jean-François

Publié le par UniqueMan

Jean-François

Jean-François n'avais jamais rêvé voir la mer. Lui, ce qu'il a toujours voulu, c'est contempler le désert. Ecouter le vent qui fait rouler les grains de sable, sentir la fraîcheur arriver avec la nuit. Profiter du silence qui repose l'esprit, loin du vacarme des métropoles. Mais Jean-François est au bord de la mer et sa petite fourchette de compagnie lui dit qu'il devrait profiter de cet endroit, que c'est ce dont tout le monde rêve.

Voir la mer, s'y baigner, se prélasser sur la plage, le rêve de tous sauf celui de Jean-François. Lui trouve la mer salée, envahissante, changeante et froide. Heureusement, sa petite fourchette est avec lui, elle fait tout pour rendre la vie de Jean-François joyeuse. Elle lui accorde tout son temps et fait tout ce qui est en son pouvoir pour lui, pour qu'il profite de la mer.

Mais Jean-François n'est plus là, les portes ce sont ouvertes, les fantômes de ses ancêtres l'embarquent. Le souffle de la mort vient faire se dresser les poils de sa petite fourchette de compagnie. Un ouragan se forme puis disparaît aussi subitement. Aucune raison, aucune réalité ne pourra rejoindre cet homme et sa fourchette car Jean-François rêve du désert.

Extrait du livre La glorieuse Joséphine et son pantalon sans bretelle de Sibyllin.

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Vincent

Publié le par UniqueMan

"La lumière s’évanouit délicatement derrière les interstices du passage. L'atmosphère devint froide et sinistre. L'espoir s'était évaporé en même temps. Vincent ne verrait sans doute plus jamais l'éclat du désir. Abasourdi, il traîna son âme hors du temps en laissant disparaître ses souvenirs. Brusquement un étrange bruissement se fit entendre. Lointain et sourd mais persistant et répétitif. Rien ne pouvait préparer Vincent à ce qui allait suivre. Un souffle farouche s'engouffra dans la petite pièce ou il s'était réfugié et l'emporta par delà le bien et le mal.

Depuis ce funeste jour, plus personne n'osa chuchoter l'histoire de Vincent. "

 

Extrait du livre Concombre XVIII de Sibyllin.

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Quelque chose frappe

Publié le par UniqueMan

Parfois, soudain, demain ou l'autre jour je ne sais plus très bien, quelque chose frappe. Une chose terrifiante toc à la porte. Elle m'entoure, me submerge, est-ce que je dois résister ? Pas de place pour les faibles ? Pas de place ? Qui juge ? Rien à foutre, au diable les conventions. J'ai envie de voir, qu'elle est cette chose qui me nargue, qui glisse sous mon regard. Fébrile, nerveux, je me lance en échappant mon courage du bout des doigts, la porte s'ouvre. C'est alors qu'elle apparaît devant moi, dans toute sa grandiloquence grotesque, stupide et fétide. Pas vraiment menaçante mais glaçante, pétrifiante, elle me lance un regard tétanisant capable d'inoculer le tétanos à tout un tas d'os. Je pensais faire preuve d'ouverture d’esprit en invitant le diable à dîner mais il n'en repartira jamais vraiment. Me lançant des piques à chaque fois que ma pensée l'ignore. Comme si, comme une boite de pandore, j'étais pieds et poings liés à cette foutue angoisse, ce sentiment de vide, d'abandon et de désespoir. C'est bon merde, j'ai compris le message, vous avez le droit d'aller faire chier quelqu'un d'autre ! J'ai rien demandé ! Lâchez moi bordel ! Fermer la porte ? Perdre cette nouvelle couche existentielle, mettre des œillères pour vivre tranquille, loin du tumulte, loin des vagues, loin de l’électricité du danger ? Vivre et souffrir ou mourir calmement. N'y a t-il pas d'autres options ? Parfois, soudain, demain ou l'autre jour je ne sais plus très bien, quelque chose frappe.

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Au délà de nous

Publié le par UniqueMan

Au délà de nous...
Extrait sans aucun pied de mouche


Un doux vent caresse le visage de Rose et Jack, pourtant un climat tendu s'installe entre eux.

Jack:
- Ne me dit pas, que tu t'es encore éloigné?

Rose:
- Arrête de jouer ton moralisateur à chaque fois! Tu vas me dire que tu n'est pas curieux? Tu n'as jamais eu envie de savoir ce qu'il y'a après?

Le soleil décline embrasant les nuages d'un orangé irréaliste. Dix-neuf heures sonnent et il ne fait vraiment pas bon rester dehors bien plus tard en cette saison.

Jack:
- Ce n'est pas une question de morale, ni de curiosité, j'aime imaginer les choses les plus folles, mais les choses sont comme elles sont! Je suis sûrement fataliste, conditionné où tout ce que veux, mais pour l'heure il faut vraiment rentrer. Il n'y'a aucune alternative! dit-il en commençant vraiment à s'énerver.

Rose n'avait que faire des mises en garde de Jack, elle fit mine le suivre et au détoure d'une vieille maison, sans qu'elle sache elle même pourquoi, elle s'élança en courant dans la neige comme si elle était poursuivit par le diable. Jack n'eu même pas le temps de dire ouf qu'elle était déjà à plus de deux-cents mètres et avec ce brouillard opaque, la silhouette de rose disparut en quelques secondes.

Les jours, les semaines et les mois s'écoulèrent, puis soudain Jack se réveilla avec l'intuition que Rose était encore en vie, il venait d'entendre son appelle qui lui disait de venir la rejoindre. N'étant pas très aventuriers dans l'âme, Jack mis quelques jours à se décider, il tournait en rond autour d'une petite table dans une pièce sale qui lui servait de cuisine et de salon. Mais par un fond de courage qui devait s'être endormit au fond de lui, le 20 mars1927 (date inscrit sur son carnet de bord) il se décida à braver le brouillard pour découvrir ce qui depuis sa naissance était devenu un mythe, un dieu, un secret tellement important que personne ne l'évoquaient jamais.




Extrait du livre "Les Étranges Petites Histoires de Mr. UniqueMan"

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La femme Cacahuète

Publié le par UniqueMan

La femme Cacahuète

 

J'étais accoudé au comptoir devant un café bien chaud. Dehors, c'était la tempête, le vent sifflait dans les arbres dans un bruit strident insupportable. Il y'avait tellement de brouillard que les voitures se rentraient dedans. J'avais pourtant prévenu Jack qu'il y'aurait des répercutions mais il n'a pas voulu m'entendre. De toute façon, jamais personne ne m'écoute. Brusquement, un étrange bruit de tonnerre se fit entendre et puis, se fut le calme plat. C'était bizarre, comme si le temps avait cessé d'avancer, personne n'a esquissé le moindre battement de cil, et d'un pas lourd une énorme femme est entrée. Elle était là, plantée devant le pas de la porte, comme les ordures qui ornent les paliers des maisons avant le ramassage des poubelles. Je me suis demandé comment elle pouvait tenir debout, elle était tellement grosse que ses pieds étaient presque intégralement recouvert par la graisse de ses mollets et j'avais l'impression que sa robe était sur le point de craquer. Elle me faisait penser à un rôti rouge vif complètement saucissonné. D'une voie graveleuse elle a lâchée: « Hep la d'dansd'dans, z'oriez pas une tite chopinette et d'la cahuète pour moi? » Forcément la belle est venue se coller à moi, j'avais l'impression de sentir le souffle chaud et poisseux de sa respiration de vache dans mon cou. Quelle sensation épouvantable. Tout en ingurgitant sa bière, madame rôti plongeait à pleine main dans le bol de cacahuète pour s'en bâfrer tout en prenant soin d'en foutre de partout. Elle était maintenant grasse à l'intérieur comme à l'extérieur. Brutalement un coup de tonnerre similaire au précédent se fit entendre mais cette fois le silence s'était installé parce-que tout le monde était bouche-bais. La grosse femme était devenue d'un violacé inquiétant et elle semblait ne plus pouvoir bouger. Seul, ses yeux tournaient dans tous les sens comme pour appeler de l'aide. Elle grossissait à vu d'œil, sa peau boudinée s'étirait, elle avait bientôt remplit tout le bar et d'étrange petite forme venait s'appliquer sous sa peau comme si elle était remplis de quelque chose. Un léger sifflement se fit entendre et elle explosa en milliers de cacahuètes dans un bruit gras et sourd. C'était une épreuve particulièrement affreuse et intense, mais j'étais encore loin d'imaginer la suite des événements.

 


Extrait du livre "Les étranges absurdités de Mr UniqueMan"

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