









Le Pays des gens avec des sourcils froncés dedans!
Tout comme le héro de ce film je n'arrive pas à formuler mes phrases pour vous décrire Frownland, le premier film Ronald Bronstein
tellement il est aliéné !
Frownland, ça parle d'un type "Keith" (incroyablement intérprété par Dore Mann) qui à un gros problème pour communiquer avec son entourage, à
moins que ce ne soit le contraire? Il est en tout cas complétement névrosé. Les mots ne semblent ne jamais vouloir sortir de sa bouche et quand par "soulagement" ils sortent cela forme des
phrases incompréhensibles et souvent jamais terminées ce qui à force rend ce personnage au tour à tour empathique et insupportable! Il arrive à suvivre(?) en faisant de porte à porte en vendant
des coupons de réduction pour la lutte contre la sclérose en plaque et le soir il rentre dans son appartement dans le Queens (banlieue peu réjouissante de la grosse
pomme) qu'il partage avec un colloque "pseudo" musicien, lui aussi assez désaxé qui vie dans son délire personnel. Voilà en gros le point de départ de Frownland.
Dans ce foutoir ahurissant Keith va lutter tout seul mais aussi et surtout avec les autres pour survivre.
Ce film ma beaucoup touché, c'est un peu comme si vous vous preniez une porte en pleine poire! Sans parler d'un véritable "film coup de poing" comme ça fait super trop tendance
underground. Je dirais juste que Frownland est un métrage poignant qui dépeint une société déshumanisée à travers des personnages "déconnectés" du systeme.
Frownland, c'est un film "éprouvant" qui ne nous épargne pas les longueurs (pas toujours justifiées) mais qui est tellement étrange, tordu et fou que moi j'aime
beaucoup!
Et quand par la suite vous allez voir sur le net pour un peu plus de préçision et que vous apprenez que pour faire ce film le réalisateur Ronald
Bronstein à dû travailler comme projectionniste pendant cinq ans pour financer Frownland en tournant des bouts petit à petit cela force le respect et l'admiration
de ma part et je ne peux que soutenir à 3000% ce genre de film. J'ai vraiment beaucoup aimé ce métrage radicale sans fioriture cinématographie. Un OFNI underground du cinéma américain. Une sorte
de Steak (film de Quentin Dupieux sortie le 20 juin 2007) complétement trash. On retrouve d'ailleurs dans ces deux films une bande originale bien
fracassée!
En bref, j'adore!

PS: déconseillé à ceux qui foncent toujours droit.