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Mai

Publié le par UniqueMan

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La Cabane dans les bois: Gros craquage de scénario très jubilatoire pour les fans du genre. Mais en soit ce n'est pas vraiment un super film.

 

Babycall: J'ai vraiment beaucoup aimé l'ambiance de ce thriller paranoïaque. C'est une belle petite réussite. Naomi Rapace y est fabuleuse !

 

Dark Shadows: Tim Burton fait du Tim Burton sans grande révolution particulière. Un film qui flirte entre comédie, horreur et grotesque... Bizarre mais se laisse agréablement regarder tout de même.

 

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The Theatre Bizarre: Étonnante compilation de six histoires venues d'un monde sordide. Il y a des segments fabuleux et d'autres moins comme souvent dans ce genre d'exercice. Très appréciable en tout cas de voir ça en salle.

 

De rouille et d'Os: C'est vraiment mon coup de coeur du moment. Ce film m'a beaucoup touché, je le trouve très beau, très émouvant, les images sont superbes, les acteurs sont incroyables et la mise en scène est impressionante de justesse.

 

Moonrise Kingdom: Très bien, très fun, très beau, très poétique. Wes Anderson a un sens du cadre absolument fascinant et son univers est vraiment incroyable. Ce monsieur à beaucoup de talent.

 

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Woody Allen, A Documentary: Techniquement, rien de bien particulier, c'est le genre de doc qui pourrait passer (et qui passera sans doute) sur ARTE. Après, j'ai très bien et intéréssant. ça donne envie de se pencher sur la filmo de bonhomme.

 

Prometheus: Alors quoi? Alors c'est pas si mal du tout. Visuellement incroyable mais assez décevant sur son scénario. à méditer quand même. Ridley Scott essaye un peu de faire son 2001.

 

Men In Black 3: Et bien franchement ce n'est pas mal du tout ! J'irai même jusqu'a dire que c'est bien et mieux que le deuxième opus et du niveau du premier. Contre toute attente la fin est même émouvante !

 

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Cosmopolis: Cronenberg fait un peu son "Inland Empire" (D. Lynch) et inflige au spectateur un film difficile à regarder mais son talent est toujours bien présent ! La mise en scène à de quoi rebuter mais malgré sa "simplicitée" elle est d'une justesse rare et impressionnante. Pattinson se revèle ne pas être qu'un mièvre vampire pour midinette mais aussi un acteur plutôt talentueux. Le sujet de la crise économique et de notre monde capitaliste est prenant et fait un écho étrange avec la crise actuelle. Déroutant, éprouvant, fatiguant, intense et brillant !

 

Sur la route: Bon, je crois que je vais lire le bouquin avant de parler de ce film mais franchement ce n'est pas top. La mise en scène est trop "too-much", la vie n'est pas assez présente, l'émotion ne passe pas tellement... Ah ces "vieux" qui essayent de faire des films sur la vitalité de la jeunesse, bah, ça ne fonctionne pas.

Publié dans Bobine 2012

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Aloïs Nebel - Tomás Lunák

Publié le par UniqueMan

Aloïs Nebel, un film clair-obscur.

 

http://bande-annonce.tuxboard.com/affiches-film/alois-nebel-photo-2.jpgLa plupart du temps le cinéma d’animation, c’est chouette, il y a plein de couleurs, c’est fun et rigolo et les enfants aiment beaucoup. Sauf qu’ici, ce n’est pas du tout le cas et les spectateurs visés sont plutôt adultes.

Le film se range "facilement" avec Waking Life et A Scanner Darkly de Richard Linklater avec qui il partage la technique de la rotoscopie qui consiste à redessiner par dessus un film "live" tourné avec des acteurs. Persepolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud pour être lui aussi une adaptation de bande dessinée en noir et blanc ; Valse avec Bachir de Ari Folman et Princesse de Anders Morgenthaler pour le côté film d’auteur graphique ou encore Renaissance de Christian Volckman pour son noir et blanc contrasté très proche du clair-obscur, technique picturale d’ailleurs mis au point à l’époque de la... Renaissance.

Aloïs Nebel est donc, au premier regard, une performance graphique émoustillante, une merveilleuse expérience visuelle d’une beauté rare et subtile qui utilise le noir et blanc avec une densité hypnotisante qui flirte agréablement avec le clair-obscur. Clair-obscur aussi dans son scénario tout aussi brumeux que ses images. C’est le genre de film où être au courant du contexte est pratiquement indispensable pour ne pas se retrouver tout aussi perdu que le personnage principal dans ses souvenirs douloureux.

 

http://cinema.maville.com/photos/2601_2800/02751_apx_1000_.jpg

 

Aloïs Nebel est au départ une bande dessinée en trois volumes écrite par Jaroslav Rudiš qui s’est inspiré de son grand père cheminot qui a travaillé dans la région des Sudètes et qui s’appelait Aloïs . Son nom de famille "Nebel" signifie brouillard en Allemand et fait référence au climat peu clément de la région, réputée pour être très brumeuse et pour souligner aussi le flou des souvenirs qui perturbent le personnage.

Les Sudètes, c’est le nom que porte les régions frontalières de la Tchécoslovaquie. Ces régions étaient peuplées par une importante population d’ethnies allemandes et pendant la seconde guerre mondiale ce "bout" de territoire fut annexé en échange de la promesse de paix d’Hitler (les accords de Munich). Ce petit bougre à petite moustache viola ces accords six mois plus tard, le 15 mars 1939, en envahissant l’Etat tchécoslovaque affaibli. En 1945, après la défaite allemande, ces populations sudètes sont chassées manu militari. Leurs biens sont confisqués, en échange de quoi, l’Etat tchèque renonce à réclamer des dommages de guerre. On estime qu’environ trois millions de personnes ont ainsi été expulsées et spoliées. La région est encore hantée par ce traumatisme, que la société tchèque n’a toujours pas digéré.

 

http://good-wallpapers.com/wallpapers/19347/Big%2029231%20Alois%20Nebel.jpg


Mais c’est bien des années plus tard (en 1989) que se déroule l’action du film même si les fantômes du passé ne sont jamais vraiment très loin. A cette époque le régime communiste est faible et se fait renversé pacifiquement (La révolution de velours). Vaclav Havel est nommé Président de la République Tchèque ! Tout ceci n’est pas évoqué dans le film. En tout cas, pas clairement, simplement quelques communications radios en bruit de fond. Autant dire qu’il n’est pas aisé de comprendre le contexte de l’action sans un minimum de connaissance historique.

Finalement, après avoir cherché à en apprendre plus, je me dis que le cinéaste a volontairement fait l’impasse sur ces "détails" historiques pour nous plonger au plus près de la solitude brumeuse du personnage principal qui semble perdu face à l’évolution politique de son pays. Lui, n’a rien demandé mais il est obligé de vivre dans ce climat morose à la limite de la paranoïa. Ce film est fort et talentueux mais un peu dur à avaler ! Rien que pour l’ambiance sombre, mystérieuse et tendue ainsi que pour son visuel à couper le souffle, il vaut la peine d’être explorer.

 

http://www.tobogang.com/web/uploaded/alois02.jpg

 

Aloïs Nebel, c’est du spleen d’après guerre brumeux et clair-obscur. Un film neurasthénique qui brille par sa magnifique plastique mais un soupçon soporifique à ne pas voir sous narcotique !

Moi maintenant, je veux voir l’adaptation de la bd Black Hole de Charles Burns avec ce même traitement graphique ! En attendant, je vous propose de visionner le trailer vostf juste ci-dessous et de vous ruer dans les salles tant qu’il en ai encore temps. (Découvrez aussi plus d’image dans ce trailer VO)

 

Critique rédigée pour le site cinevenement.com

Publié dans Critique sur un film

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Bellflower - Evan Glodell

Publié le par UniqueMan

http://twitchfilm.com/news/BellflowerDVD.jpgVous rêviez d’un road-trip acidulé sentimentalement déchirant sur fond de fanatisme MadMaxien ? Evan Glodell l’a fait avec Bellflower, son premier film décapant, fou, ravageur, un peu poseur et arty-sexy-trasho-fire !


Bellflower, ça raconte l’histoire de Woodrow et Aiden, deux potes un soupçon givrés de la capsule, fascinés par l’apocalypse et Mad Max. Pour parer à une possible fin du monde, les deux compères s’évertuent à fabriquer un lance flamme et une voiture de l’enfer (Medusa). Mais ce rêve de geek foutraque va s’évaporer en se mêlant à une histoire d’amour enflammée. Brûlant !


Étrange film tourné pendant trois ans pour un budget modique de 17.OOO$ avec une détermination à faire pâlir les freins. Ça ne veut pas dire grand chose, j’en conviens, mais ce film est tellement déroutant qu’il est difficile de garder ses idées claires. D’un côté, ça fait franchement film arty à la sauce sundance qui te balance une image floue, cadré par un pingouin avec un étalonnage saturé et une impression de vide dans le scénario faussement complexe ; servit par un montage décontenançant. D’un autre côté, le film possède quelques instants magiques d’une beauté incroyable et d’une fulgurance rare ! La passion, le déchirement, le trouble et l’abandon, des sujets traités avec une fougue ravageuse et un talent indéniable. Finalement, les tocs du cinéma indépendant américain (floues, images crades...) sont ici plutôt bien à propos puisqu’ils caractérisent le style du film en se glissant dans la peau de ses personnages... déchirés, perdus et débauchés.

 

http://www.francetv.fr/culturebox/sites/culturebox/files/styles/image_article/public/images/photos/2012/03/bellflower_1.jpg


 

J’ai du mal à avoir un avis tranché, ce que je sais c’est que j’ai aimé vivre l’expérience et même j’en redemande ! C’est original, bizarre, fou, barré tout en étant intelligent. C'est si peu souvent que le septième art craque son slip et se retrouve dans les salles obscures ! Je vous conseille donc d’en profiter ! Rien que par soutien pour un cinéma différent, ça vaut le coup d’y aller. Mais aussi et surtout (heureusement), il faut y aller pour l’expérience fascinante que le visionnage de ce Bellfower procure.


Histoire d’amour déchirante et passionnée sur fond d’adoration quasi-mystique à la gloire d’Humungus (le gros méchant de Mad Max 2 qui règne en maître sur la route) à de quoi dérouter, mais, je me répète, tentez l’expérience, ça vaut vraiment le détour pour sa mise en scène qui possède des moments d’une intensité hypnotique.


Ci-dessous, deux vidéos, parce-que je vous aime. Pas la bande annonce mais une petite interview du réalisateur avec quelques extraits, parce-que je trouve que la BA spoil trop ; et la présentation au PIFFF (où il a d’ailleurs remporté le prix du jury !) par Fausto (Monsieur Mad) et le distributeur du film. Enjoy !

 

 


 

Publié dans Critique sur un film

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