Malveillance - Jaume Balagueró

Publié le par UniqueMan

http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/44/14/19850480.jpgAprès La Secte Sans Nom, Darkness, Fragile ou plus récemment Rec (1&2) Jaume Balagueró , le réalisateur hispanique qui fait frissonner les poils du monde entier revient une nouvelle fois avec un film qui risque de faire mouche ! Malveillance traduction sauvage mais acceptable du titre original Mientras Duermes (littéralement "pendant que vous dormez") sort le 28 Décembre prochain et nous avons eu l’occasion de le voir en avant-première au PIFFF. Le cinéaste présent à la projection nous à mis en garde sur la perversité de son long métrage et a profité de sa courte apparition pour se faire de l’auto-promo en nous montrant la bande annonce de REC3 (fun à souhait !) Oui ! Parce-qu’il va y avoir un 3 et même un 4 !

Le noir se fait dans la classieuse grande salle du Gaumont Opéra Capucines (700 places quand même !) et déjà quelques frissons parcourent le public. Bah ouais, c’est la séance d’ouverture du PIFFF et dans la tête des anciens fantasticophiles parisiens (délaissés depuis 30ans par le Festival Fantastique du Grand Rex) ça représente beaucoup ! Le film débute sur le ton de la comédie, le personnage principal (brillamment interprété par Luis Tosar) nous apprend que son bonheur est lié au malheur des autres.

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  Il va donc s’évertuer à pourrir la vie des gens qui l’entourent. Des séquences amusantes s’enchaînent et étrangement ça me rappelle la séquence d’Amélie Poulain ou elle piège l’épicier Collignon (Urbain Cancelier) pour se venger. Mais très vite il va se confronter à un sujet récalcitrant, une pimpante jeune fille qui malgré ses plans diaboliques continue à être heureuse. Le film arrive à ce stade à nous rattacher à la cause machiavélique de son tortionnaire au point de trouver cette ardente demoiselle très agaçante ! Forcément, ce qui devait arriver arriva, le film dérape mais avec talent. Le jeu méchant, malin et assurément pervers révèle des petites astuces brillantes et s’achèvera sur un final adroit et intelligemment traumatisant.

Jaume Balagueró nous prouve ici avec brio qu’il a une belle maitrise de la mise en scène et qu’il n’est pas doué pour nous faire peur qu’avec des fantômes ou des zombies. Malveillance est un métrage maitrisé qui, même s’il n’est pas d’une originalité fracassante, est d’une redoutable efficacité.

 

Ma Note : 4 pièges sur 5

Publié dans Critique sur un film

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