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The Sadness - Rob Jabbaz

Publié le par Valentin

The Sadness - Rob Jabbaz

Quoi de mieux pour clôturer ce blog qu'un film de zombies ? Terminer cette aventure virtuelle dans un bain de sang et de tristesse, en voilà en chouette programme ! (Avant toutes choses, si vous aimez le cinéma de genre... Foncez au cinéma, c'est vraiment LE film du moment à ne pas louper !)

J'ai beaucoup écrit... J'ai peut-être même appris à écrire ici, en cherchant le bon mot ou le mauvais calembour en voulant vous partager ma passion pour le cinéma. J'ai aussi partagé mes doutes, mes réflexions, mes craquages et ma procrastination. Mes premiers mots sont arrivés ici pour rendre compte de mon expérience de bénévole au Festival International du Premier Film d'Annonay. C'était le premier février 2006. Depuis, j'ai plongé tête baissée dans l'univers de la vidéo et du cinéma et je me suis noyé dans mes indécisions. Malgré un parcours chaotique, j'ai appris la dramaturgie, la réalisation, le montage, la prise de son, le cadrage, l'encodage, la captation, la lumière, la photo, les trucages numériques, l'habillage, la critique... Je suis devenu, technicien vidéo, sélectionneur de films, réalisateur (documentaires, reportages, clips, captations, court-métrages). J'ai aussi découvert l'amour, la tendresse et le bonheur (Aïe). Je suis généralement un grand adepte de l'auto-critique, de l'auto-sabordage et de la dépréciation (ce blog est rempli de choses assez négatives sur ma pomme sous couvert d'humour). J'ai pris la décision de passer à autre chose. Certes, je ne suis pas un grand cinéaste et je suis très loin de maîtriser tous les codes du cinéma. Néanmoins, même si mon parcours n'est pas idéal, j'en suis fière et je suis heureux d'avoir eu accès à toute cette connaissance et d'avoir eu la chance de rencontrer des gens incroyables et passionnants ! Tout ceci est parti d'un désir, d'un rêve. Petit à petit, à force de creuser et de toujours entretenir ma curiosité, j'ai réussi à ouvrir des portes qui me semblaient inaccessibles. J'ai beaucoup écrit d'imbécilités ici et je sens que je m'enlise dans des mièvres banalités. Mais j'insiste et j'enfonce le clou, ne lâchez rien et évitez de vous perdre, comme moi, dans des questionnements constants (gna gna gna, je suis pas de ce milieu, gna gna gna, c'est trop dur, gna gna gna je ne vais jamais y arriver, gna gna gna le jugement des autres...). Agissez, enfoncez les portes et bossez (ouais, y a pas de secret magique) ! Parce que franchement, aller au bout de ses rêves, ça n'a pas de prix et c'est peut-être même ça le sens de la vie. Se sentir à sa place en kiffant ce que l'on fait ! Allez stop, maintenant on fait péter l'hémoglobine !

The Sadness - Rob Jabbaz

La figure du zombie a occupé une place importante sur ce blog, depuis ma découverte de l'illustre George A. Romero jusqu'aux plus absurdes zombies nazis. Ressuscité par 28 jours plus tard de Danny Boyle et L'Armée des Morts de Zack Snyder et exploité jusqu'à l'overdose par The Walking Dead, je pensais que nous avions très très largement fait le tour de la question. Mais ce serait oublié le cinéma asiatique, qui est le seul à nous proposer des choses innovantes. Souvenez-vous du choc du dernier train pour Busan de Sang-Ho Yeon, du poilant Ne Coupez Pas de Shin'ichirô Ueda et de l'étonnant mélange (Samouraï/Zombies) de la série Kingdom de Kim Seong-hun ! Le plus dingue de cette histoire est que le réalisateur, Rob Jabbaz, est Canadien... Pour autant, en dehors ce caribou expatrié, toute la team est Chinoise tout comme l'équipe de The Raid était Indonésienne alors que Gareth Evans est un sujet de sa majesté. Est-ce que je m'embourbe dans des digressions, oui. Est-ce que je vais enfin parler du film, oui.

Le zombie se métamorphose encore et toujours. Romero ayant posé les bases de cette évolution constante, cela fait toujours plaisir de voir des cinéastes s'appliquer à redoubler d'inventivité pour faire avancer le genre. Ici donc, les zombies ne sont pas simplement attirés par votre cerveau, ils sont conscients, comme vous et moi, à ce léger petit détail près qu'ils s'adonnent avec un plaisir sadique à leurs pulsions les plus violentes. Le virus ne faisant finalement que révéler au grand jour le très mauvais fond du genre humain. Au niveau de sa structure, on reste sur des basiques du film catastrophe à tendance épidémique. Actualité oblige, il y a quelques parallèles, plutôt sympathiques bien qu'assez inoffensifs avec le Covid. Un couple, plus ou moins brouillé, va se retrouver à devoir lutter contre des zombies particulièrement surexcités dans l'espoir de se retrouver. C'est simple mais redoutablement efficace et incroyablement gore par moments ! Voui voui, du gore bien cracra des familles avec du latex partout et des litres de faux sang ! En dehors de ces réjouissances visuelles, j'ai trouvé l'idée bien sentie. J'ai eu l'impression de voir un mélange de The Crazies (Romero) et de Midnight Met Train (Ryûhei Kitamura). En plus, c'est un premier film et ça sort dans les salles obscures dans un moment ou la fréquentation des cinémas est assez catastrophique ! Juste, courrez-y !

Mesdames, messieurs, vivez vos rêves, allez au cinéma et ne vous prenez jamais trop au sérieux. Bisous sur les fesses. À vous les studios !

The Sadness - Rob Jabbaz
The Sadness - Rob Jabbaz
The Sadness - Rob Jabbaz
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Oranges Sanguines - Jean-Christophe Meurisse

Publié le par Valentin

Oranges Sanguines - Jean-Christophe Meurisse

Ce n'est pas si souvent que j'évoque ici les comédies françaises... Mais alors celle-ci vaut le détour !

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PIFFF 2019 - 9ème édition

Publié le par Valentin

Cet article est reposté depuis Making-Of.

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John Carpenter - Le "retour" de Christine

Publié le par Valentin

John Carpenter - Le "retour" de Christine

Dans la série des curiosités découvertes sur le world wide web, voici un vidéo-clip de ce bon Jean Charpentier.

Clip réalisé par John Carpenter himself, sur une reprise du theme de son film.

John par Carpenter.

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Bernadette et les autres

Publié le par UniqueMan

Bernadette et les autres

Dans un restaurant impersonnel, au 6 d'une rue inconnue : 

Bernadette n'avait plus envie de manger des navets.

Bernard, lui, était en vie mais couvert de dettes.

Balbutiants, elle et lui étaient vivants mais par intermittence.

Barbouillés par leurs petites névroses contemporaines.

Nos deux amis n'aspiraient à rien d'autre qu'une vie simple faite de ci et de ça. Malheureusement, l'attraction consumériste de notre mode de vie moderne a rendu nos compagnons accablés.

Gisèle gisait dans le restant de gésier laissé par Gérard le gérant hagard et géomètre qu'elle voyait rarement car elle était gêné par ses gencives gélatineuses.

Josèphe se resservit un verre de génépi quand il vit un ressors vert gémir...

Pendant ce temps à l'autre bout du coin ovale de ce restaurant inattendu, Jean-Paul s'échinait sur son entrecôte chinoise en pensant que Pôle Emploi emploie trop de gens. "J'en peu plus" s'exclama t-il dans un français approximatif oubliant promptement l'utilisation de la négation alors même qu'il avait toujours insisté sur ce point TRÈS IMPORTANTS.

 

Extraits décousus du septième roman photo "Pendant les que les pigeons s'esclaffent" de Sibyllin.

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