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Festival de Cannes à Paname - Renaissance

Publié le par UniqueMan

CannesPaname2013

 

Après des moments d'absence insoutenables, le grand, le très grand Festival de Cannes à Paname revient pour une nouvelle édition incroyablement frétillante, absurde, fictive et très certainement dispensable. Toujours loin de la croisette et des paillettes grotesques, cet bombe de balle de festival risque bien de vous dérouter en vous embarquant sur des chemins qui ne se cheminent pas.

 

En film d'ouverture, pas de Gastby le magnifique parce-que sincèrement Baz Luhrmann on s'en tape un peu les rondelles sur le carrelage en dansant le biglemoi non ? En tout cas moi oui (peut-être à tord d'ailleurs) et je préfère largement découvrir autre chose.

 

Cet autre chose ce sera L'écume des jours. Pas l'adaptation à la limite de l'écoeurement visuel de Gondry mais celle de Charles Belmont en 1968 ! Parce-que oui le roman de Boris Vian avait déjà été transposer à l'écran avant 2013 !

 

ECUMEAFFICHE webPremier constat, le film semble aujourd'hui assez daté car bien ancré dans son époque avec une mise en scène assez proche du style "nouvelle vague" pour donner un côté réaliste à cette histoire d'amour un soupçon surréaliste. Deuxièmement, les acteurs qui semblent tous un peu coincés dans les émotions et les expressions jouent avec un côté très théâtrale et récité. Certains vous diront que c'est du grand cinéma mais une chose est sûr c'est assez austère et pas très entrainant à regarder. Pourtant une certaine poésie se dégage de tout ça, Charles Belmont à visiblement préféré cibler son film sur ses personnages et leurs envies d'amour plutôt que de s'appesantir sur les inventions délirantes de Vian contrairement à Michel Gondry qui lui semble s'être fixer comme règle d'absolument tout illustrer des divaguations surréalistes du roman. Qui à raison et qui à tord ? Vous jugerez par vous même mais disons que Belmont tente lui sa prorpe adaptation en prenant des grosses libértés avec le roman alors que Gondry lui à fait le choix de tout adapter au pied de la lettre (ou presque). Résultat dans le Gondry il y'en à trop alors que Belmont s'attache un peu trop à ancrer son film dans le "réel". La prochaine adaptation en 2043 devrait être un juste milieu et sera sans doute la meilleure version.

 

Troisièmement, Belmont réussit à adapter l'histoire dans son époque et ses préoccupations. Alors que le roman écrit après la guerre (45) était très pessimistes, le film lui, est plus joyeux et traite de la libération sexuel (68). Il met aussi l'accent sur la déshumanisation de la société à travers notamment un jeu barbar dérivé du tennis où les deux joueurs s'échangent à la place d'une balle, une gernade, gare à celui qui la fera tomber !

 

Quatrièmement, c'est chiant ces constats numérotés, surtout pour critiquer un film comme l'écume des jours, c'est même paradoxal car c'est exactement ce que critique le bouquin, ce manque d'humanisme. Triste monde qui essaye de tout classer, numéroter et en tirer profit. Quoi qu'il en soit, j'en reviens à mes moutons bien que je ne sois pas bérger. Le film de Michel est une réussite créative et visuelle mais les personnages s'affacent un peu trop derrière les inventions alors que chez Charles c'est l'inverse, ce sont les personnages qui sont aux centre mais le côté "nouvelle vague" et un peu radin sur les délires du roman de Boris fait de cette adapation un film assez austère où l'absurde ne semble pas réellement trouver sa place.

 

Lecumedesjours CharlesBelmont

 

Cette ouverture de festival est en tout cas intéréssante, cela laisse présager que du bon, du lourd. C'est le moment pour moi de vous faire une promesse, cette année, je vais tout faire pour vous parler au minimum d'un film en rapport avec le Festival de Cannes, le seul, le véritable, celui-là même où ce cher Steven est en train de se taper cette bimbo de Nicole.

 

À SUIVRE : C'est la fin du monde, encore et toujours !

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Paris International Fantastic Film Festival 2012 - REVIEW !

Publié le par UniqueMan

http://cinevenement.com/local/cache-vignettes/L200xH266/PIFFFAffiche2012-c46d8.jpgLe Paris International Fantastic Film Festival a pratiquement réussi à devenir incontournable directement après sa première édition. Les raisons de ce succès sont simples : Il n’y avait jusqu’à maintenant aucune manifestation de films de genre dans la capitale depuis le Festival du Film Fantastique du Grand Rex qui s’est arrêté en 1989. Le festival de Gérardmer (son concurrent direct) est loin de Paris et ne se déroule pas au même moment. Paname n’a d’ailleurs jamais eu le droit à un véritable festival de cinoche, Paris Cinéma c’est un peu une grosse blague, seul l’incroyable Étrange Festival relève (et de la plus belle manière) le niveau et surtout, la réussite de cette deuxième édition le prouve encore, le public est très demandeur de cinéma fantastique !  

 

Histoire de bien faire les choses, je me suis lancé à l’assaut de la nouvelle cuvée du PIFFF avec une seule idée en tête "manger du film" et voir le maximum de chose pour vous dire si ça vaut le coup. Le verdict et sans appel, ce festival est chaudement recommandable. Je n’ai pas vu que des chefs d’œuvres, je ne suis même pas sûr d’en avoir vu un seul mais l’ambiance est conviviale, les films sont sympathiques, différents, amusants, effrayants, sanglants, glauques et trashs. Si vous aimez voir des petites curiosités, des réalisateurs qui tentent des choses et cerise sur la gâteau, si vous lisez Mad Movies, vous avez l’obligation de vous rendre à ce festival ! Pour les autres c’est la même chose, sortez des sentiers battus atomisés par le recyclage d’Hollywood et venez découvrir la passion des fantasticophiles. Quelques mots véloces sur les quelques 19 films que je me suis empiffré pendant ces 10 jours de sauterie fantastique :

 

- John Dies at The End - Don Coscarelli
Film fou et absurde avec une narration complétement chaotique qui plonge parfois dans d’angoissantes séquences et des moments de folie particulièrement étonnants. Malheureusement le métrage est un tel méli-mélo what-the-fuckien qu’il est difficile de rentrer complétement dans cette histoire de drogue-soja, moustache volante, extraterrestres, voyage dans le temps et dans d’autres dimensions sans en perdre le fil... Le scénario s’embourbe un peu dans des pirouettes pas toujours très subtiles et va trop loin (à mon goût) dans les explications parfois drôles mais souvent grotesques. Très inégal mais tout de même très plaisant à regarder. 

 

http://cinevenement.com/local/cache-vignettes/L200xH296/ABCS_web-fd867.jpg- The ABC’s of Death 

Comme sont nom l’indique il s’agit d’un abécédaire réalisé par 26 réalisateurs du monde entier autour de la thématique de l’horreur. Le résultat est un patchwork forcément disparate avec des moments honteux mais heureusement il propose aussi et souvent des instants savoureux. Nos petits français s’en tirent avec brio, Bruno Forzani et Hélène Cattet (réalisateurs du monumental AMER) nous prouve une nouvelle fois avec un Orgasme visuel qu’ils sont foutrement créatif et qu’il faut les suivre de très très prêt ! Xavier Gens (Frontière(s), The Divide) confirme son savoir faire horrifique avec un segment satirique qui propose un régime minceur plutôt radicale ! Il y a plein d’autres réjouissances telles que des combats en slow-motion visuellement impressionnants, des animaux nazis, des fins du monde, des fameux pets fumants et bien sûr beaucoup de gens qui meurent, youpi ! Le film était précédé d’un joyeux court-métrage intitulé Happy Brithday Mr. Zombie, fun et décomplexé mais un poil longuet !  

 

- Stitches - Conor McMahon 

Dès le départ c’était le film que j’avais le moins envie de voir, son pitch de slasher avec un clown crado n’a rien de très motivant sur le papier et pourtant j’ai pris mon pied devant cette joyeuseté régressive ! Le film s’amuse avec les clichés du genre et propose un spectacle, certes plutôt gratuit, mais bigrement divertissant dans un esprit assez proche d’un Braindead de Peter Jackson sans bien sûr jamais vraiment rivaliser avec le singe-rat du sumatra ! Un jouissif jeu de massacre ! 

 

http://cinevenement.com/local/cache-vignettes/L200xH296/VHS_web-c4042.jpg- V/H/S 

Très étonnant film à sketchs version "found-footage", radical, à la limite du film-punk, agressif et explosif ! Le premier et le dernier segment sont foutrement bien fagotés et proposent des beaux moments d’horreur brute de décoffrage. Malheureusement certaines parties font bien retomber la pression et l’aspect bordélique et pas très passionnante de la trame générale tire le film vers le bas. Pourtant, j’ai bien apprécié, ça décoiffe et c’est un chouette moment d’adrénaline. 

 

- Quatre mouches de velours gris - Dario Argento 

C’est toujours un énorme plaisir de voir du Argento sur pellicule argentique même si ce n’est pas le meilleur. Belle restauration de la part de Wild Side. 

 

- Citadel - Ciaran Foy - PRIX DU PUBLIC mais pourquoi ?J’avais loupé ce film à l’étrange festival et j’étais très impatient de le voir, peut-être trop ! Je suis visiblement le seul mais je n’ai pas spécialement aimé, j’ai trouvé ça assez ennuyeux, les "créatures" sont grotesques, surtout l’explication de leurs origines, j’avais envie de baffer le personnage principal et... et voilà ! Dans le même genre, je préfère de loin Heartless de Philip Ridley .

 

- Dragon Gate, La légende des sabres volants 3D - Tsui Hark 

Bon, je dois reconnaître une chose, les films de sabre ça me gonfle. En plus de ça, quand les sous-titres sont mal positionnés dans l’image et que la 3D s’embrouille les yeux des pinceaux plusieurs fois, ça se transforme assez vite en mal de crâne redoutable. J’admets tout de même volontiers que tout ça est très jolie et que la 3D est judicieusement exploitée. Pour le reste, le laisse les experts chevaliers volants des sables vous en parler. 

 

http://cinevenement.com/local/cache-vignettes/L200xH297/InTheirSkin_web-ee2dd.jpg- In Their Skin - Jeremy Power Regimbal 

Thriller efficace façon home-invasion type Funny Games de Haneke, Les Chiens de Paille de Sam Peckinpah ou bien... Maman j’ai râté l’avion de Chris Columbus même si le choix d’évoquer de ce dernier film n’est pas très judicieux. Sans révolutionner le genre (en même temps si tout le monde fait la révolution ce serait un peu trop le bordel) In Their Skin est redoutable ! L’efficacité de la mise en scène fonctionne très bien, les acteurs sont bons, certaines scènes sont même étonnamment drôles mais très vite une sensation de malaise s’immisce et tout bascule dans un jeu de duplication sordide, le titre d’origine Replicas prend alors tout son sens. 

 

- Side By Side - Chris Kenneally 

Un documentaire bien intéressant sur le passage de la pellicule au numérique. Si vous êtes un peu dans le métier techniquement vous n’apprendrez pas grand chose mais c’est toujours assez passionnant d’entendre les avis des plus grands (Lynch, Fincher, Cameron, Scorsese...) sur le sujet. Après, le film en soit n’est pas une belle réussite, les images ne sont pas très belles (un comble pour un docu sur le sujet), beaucoup d’utilisation d’images d’archives de mauvaise qualité alors qu’il est encore possible de filmer tout ça aujourd’hui. Keanu Reeves en tant que fil conducteur n’est qu’un gimmick inutile et c’est bien dommage car il y avait là tout les ingrédients pour faire quelque chose d’aussi intéressant dans la forme que dans le fond. Néanmoins ce doc est chaudement recommandable. 

 

- Crave - Charles de Lauzirika 

Qui ne s’est jamais projeté dans son imagination en envisageant séduire une femme dans le métro d’un clin d’œil ou tout simplement sauver le monde ? Crave par de ce principe et jongle entre les scènes fantasmés et réelles du personnage principal. L’image est soignée, les acteurs convaincants (c’est toujours sympa de retrouver Ron ’Salvatore’ Perlman) et la réalisation est efficace. Malheureusement, même si l’idée de départ est très bonne, le film sombre assez vite dans la répétition et devient donc très prévisible. Même la dernière scène pourtant forte et déroutante ne parviendra pas à faire décoller ce métrage. C’est vraiment dommage car il n’en faut pas beaucoup plus pour en faire quelque chose de brillant.


http://cinevenement.com/local/cache-vignettes/L500xH167/CRAVE_web-88aec.jpg

 

- The Seasoning House - Paul Hyett 

Un pure film d’exploitation, efficace, bien crado. La vengeance est un plat qui se mange, tout n’est qu’une question de survie. Quoi ? Je ne sais plus trop, les films se mélangent. Ah oui, c’est une histoire sordide de vengeance et d’endurance à la douleur plus morale que physique (en tout cas pour le perso principal). Basé sur des faits réels, dans les Balkans des années 90, des filles sont capturées pour atterrir dans un bordel servant de repaire à des criminels de guerre". Le film détourne agréablement les codes du genre (Survival) en se plaçant du côté des bourreaux dans une première partie visuellement impressionnante, l’ambiance est glauque à souhait et là... une femme dans le public tombe dans les pommes ! Panique au PIFFF et... et je n’ai pas la suite de l’histoire... de la fille qui tombe dans les pommes parce-que le film lui s’est bien projeté jusqu’au bout et moi je ne me suis pas endormi. Mais la suite est tristement prévisible et succombe aux cochonneries du survival/vengeance assez moyen. Dans l’ensemble c’est quand même intéressant et pas mal fichu.

 

- Doomsday Book - Kim Jee-Woon/Yim Pil-Sung
Et allez, encore un film à sketches ! Le PIFFF nous en aura fait souper cette année ! Bon, là, c’est plutôt bon parce-que c’est de la soupe coréenne même si l’humour de ce pays reste toujours aussi déroutant ! 3 segments autour de la fin du monde se bataille donc à l’intérieur de ce Doomsday Book. Le premier nous refait une énième version du film d’épidémie zombie mais avec une touche d’humour décalé. Le deuxième, le plus sérieux (et le meilleur à mon goût) cause de Robot intelligent de manière assez philosophique en renversant le cliché machine contre humain de manière assez subtile version bouddhisme. Le troisième est un absurde film catastrophe où une boule de billard numéro huit géante se dirigea sur la terre façon météorite. Mais pourquoi donc ? Mystère et boule de gomme.

 

- In The Shadow of The Tall Man - Louis Thevenon 

Passionnant du début à la fin, ce making-of d’une grosse heure nous fait vivre le tournage de The Tall Man (alias The Secret en français... oui, encore un mystère de la traduction) comme si on y était et prouve encore une fois que réalisateur est un boulot d’acharné terriblement frustrant. Il montre aussi et surtout la passion et l’investissement de Pascal Laugier à faire le meilleur film possible. Même si ce making-of n’est pas très bien fagoté, le montage et un peu mou, les passages musicaux un peu kitsch, il a l’avantage de montrer autre chose que ce qu’on nous sert habituellement en suppléments. Le maquillage, les effets spéciaux, l’auto-congratulation etc... Non ce film montre les choses naturellement, les beaux moments (Mr. Laugier habité par son film) comme les prises de tête (le remplacement d’un enfant-acteur visiblement insupportable (passage qui d’ailleurs ne sera pas sur le dvd)). Ce document est peut-être même plus intéressant que le film lui même.

 

- Bad Taste - Peter Jackson
Comment résister à une projection 35mm VF du cultissimement Z et premier film du réalisateur du Seigneur des Anneaux ? Un grand bonheur, de la rigolade en tranche et du latex en sauce sur fond de cerveau bouilli. Mais pourquoi n’êtes vous pas venu ? Bande de délinquants !


http://cinevenement.com/local/cache-vignettes/L500xH213/TheBody_web-a4287.jpg

 

- The Body - Oriol Paulo PRIX DU JURY
Scénario extrêmement efficace, image sublime, ambiance pluvieuse à la Seven de David Fincher sur fond de meurtre et d’enquête mystérieuse. L’Espagne a beau être méchamment en crise son cinéma n’en porte pas les stigmates ! Thriller puissant, The Body nous plonge dans le mensonge, qui est le méchant, qui dit la vérité et surtout où est passer ce foutu corps fraîchement décédé ? J’adore.

 

- Compétition de courts-métrages français
Comme d’habitude, du bon et du moins bon. J’ai voté pour La Mort du Loup de Cédric Bourgeois pour son étrange ambiance angoissante et parce-qu’il y a Charlotte Eugène Guibbaud et que je ne me suis jamais remit de AMER de Hélène Cattet et Bruno Forzani . Mais c’est le fort sympathique et zombiesque Nostalgic Z de Karl Bouteiller qui à gagné le PRIX DU PUBLIC et le PRIX DU JURY. (Plus de détails sur cette sélection prochainement)

 

http://cinevenement.com/local/cache-vignettes/L200xH261/CABAL_web-8c062.jpg- Nuit Clive Barker : Nightbreed : The Cabal Cut , Hellraiser le pacte, Hellraiser : Les écorchés, Candyman
Je crois que qu’avec cette nuit Clive Barker j’ai battu mon record de temps passé à la suite dans un festival de ciné (de 14h à 4h du mat’). Autant vous dire que c’était du sport et que... épuisé, j’ai lâchement abandonné sur la fin, je ne suis pas allé jusqu’à Candyman. Quoi qu’il en soit c’était très sympa ! Le premier Hellraiser dans une belle qualité sur grand écran semble moins cheap, c’est étonnant et j’ai pris beaucoup de plaisir à le revoir de même que le deuxième opus qui nous plonge corps et âme dans son univers sulfureux. Je n’avais pas vu Cabal (oui, je sais, blasphème, Satan, je suis un monstre, honte à moi.) et je l’ai découvert dans sa version "CUT" se voulant plus proche de la vision de Barker lui même selon les dires du monsieur passionné qui à effectué ce nouveau montage. Le hic est qu’il n’avait pas d’autre "matériaux" qu’une vieille VHS dégueulasse, un dvd et une autre VHS encore plus sale. Du coup globalement, sur un écran de cinéma, qualitativement, ce n’est pas vraiment la folie ! Malgré tout ça, j’ai pas vu le temps passer et j’ai découvert un film assez fabuleux, insolite et curieux. J’espère sincèrement qu’il y aura une restauration digne de ce nom ! Moi, en attendant, je m’en vais voir la version d’origine et comblé mon ignorance cinématographique. En tout cas, les nuits ciné c’est chouette mais après une journée ciné, c’est hard !

 

- Silent Hill : Revelation 3D - Michael J. Bassett
Clôture en forme de pétard mouillé, Silent Hill deuxième épisode est une belle cochonnerie. Il y a des beaux effets mais... c’est quand même parfois assez laid ! Et surtout, le scénario est absolument inexistant et la 3D inutile (comment ça comme toujours ?). Dommage de terminer sur un film qui est l’exact opposé de ce nous a proposé le festival pendant 10 jours.

 

Ce qui est étonnant dans cette histoire de festival qui a du nez est que le prix du jury revient au film le moins fantastique de la compétition - The Body de Oriol Paulo - tout comme l’année dernière Bellflower de Evan Glodell. Le PIFFF semble encore chercher ses marques entre fête de Mad Movies, Fantastique débridé, grand public et des films plus "auteurisants" assez proche de l’Étrange Festival qui lui mène sa barque radicale depuis maintenant 18 ans. Ce qui est sûr, c’est que cette manifestation fait du bien aux Parisiens et aux amateurs du genre avec des horaires très appréciables (après le boulot en semaine et tout le weekend et pas le mardi à 14h !!) et avec aucune séance qui se chevauche ! C’est beau ! 

 

Vivement la prochaine cuvée de ce bon PIFFF !

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L’Étrange Festival - 17ème édition - Épisode n°4 : L’épicentre frétillant.

Publié le par UniqueMan

Épisode n°4: L’épicentre frétillant.

07 septembre 2011: Je laisse la plume à mon camarde prolixe (il s'est infiltré pour voir Super et Bullhead) car je n’ai pas eu le temps, ni l’argent pour l’étrange.


08 septembre 2011: Diffusion de Stake Land, à 16h45, je n’ai malheureusement pas eu le loisir de me rendre à cette séance mais je l’ai quand même vu (mais comment fait-il ?). Ce film ne se traduit pas par le pays des steaks mais plutôt par les pays des pieux. Des pieux pour tuer des vampires! Stake Land de Jim Mickle (Avant il a réalisé Mulberry Street qui semble traiter pratiquement du même thème) est une sorte de road-movies post-apocalyptique dans un monde où les vampires mènent la danse et traquent les humains jusqu’au dernier. Des « vampires monstres » aussi enragés que les infestés de 28 jours plus tard. Une thématique du survival d’horreur assez proche de Walking Dead (plutôt les comics) et des ressemblances avec La Route de John Hillcoat (superbe film!) pour son côté graphique travaillé et son ambiance réussie. Un bon film qui renouvèle un peu le genre en ayant une approche et une image des vampires différentes (plus proche du zombie) et qui surprend par la qualité de ses images et de l’ambiance impeccablement tendue qui s’installe avec habileté.

 

Et hop, déjà 22h et la quatrième sélection de courts métrages commence. Les courts sont globalement très étranges, ce qui n’est finalement pas tellement une surprise mais quand même, il y a de quoi devenir chèvre! L’histoire d’un renard et d’un lapin (qui sont l’incarnation du sommeil et de la mort) jouent avec une femme endormie et se disputent sa vie (How To Raise The Moon de Anja Struck) tout ça en film d’animation dans un noir en blanc étonnant. Un très chouette court qui raconte comment un homme ordinaire qui fabrique des ampoules par la bouche dans une usine essaye de changer les choses dans un monde contrôlé par la lumière, le tout réalisé en stop-motion (Luminaris de Juan Pablo). Une amusante histoire d’une entreprise contrôlant le monde en falsifiant certains éléments de la réalité pour mieux nous tromper (Telegraphics réalisé par plusieurs élèves de Supinfocom que vous pouvez voir en intégralité ci dessous). Un couple en pâte à modeler rongé par la monotonie se rend dans un club échangiste, le résultat est convenu (Venus de Tor Fruergaard). Un court d’animation sur les choses qu’il ne vaut mieux pas confondre (Things You’de Better Not Mix Up de Joost Lieuwma). Une comédie musicale insolite et prodigieuse inspirée d’un morceau improvisé en 1966 par le cornettiste de jazz Rex Stewart (Conversation Peace de Joe Tunmer que vous pouvez voir en intégralité ci dessous). Et pour finir, un film d’animation super glauque, cracra et absolument terrifiant dans une histoire inénarrable (Bobby Yeah de Robert Morgan ). Une belle sélection de court bizarre mais rien de vraiment extraordinaire.

 

 

 

 

 

A SUIVRE…

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L’Étrange Festival - 17ème édition - Épisode n°3 : Frigidité.

Publié le par UniqueMan

Episode n°3 : Frigidité.

05 septembre 2011, Trop loin, déjà vu ou trop espagnole et trop de Mocky car oui, il faut le savoir le lundi le Forum des Images est fermé et cette année l’Etrange Festival a décidé de s’exporter un peu hors des murs avec deux séances au cinéma Le Méliès à Montreuil (cinoche très sympa et en plus très abordable) 22nd of May vu la veille et Viva la Muerte défendu par Jean Pierre Mocky, un film qui manque à ma culture mais que je n’ai pas le courage de voir en ce jour parce que je fais des phrases trop longues et que cela me fatigue.


 

06 septembre 2011, Soirée musique étrange avec Marc Caro en performance live sur le Bunker de la dernière rafale et Tuxedomoon sur Pink Narcissus ! Ouais, classe, une soirée que j’avais envie de tenter mais le tarif proposé (25$ tout de même !) et ma journée de boulot dans le pif m’ont démotivé. J’ai quand même pris mon courage par les seins pour aller voir The Clinic projeté à 21h15 dans la salle 30… Oui, il y a une salle de cinéma de 30 personnes au Forum des Images et franchement ça fait super bizarre ! L’impression d’entrer dans le salon de quelqu’un! et malheureusement la qualité du projecteur n’est pas la même que pour les autres salles (à moins que ce ne soit simplement pour ce film en particulier, en tout cas la qualité n’était pas top). Bref pour ce qui est du film réalisé par James Rabbits ce n’est vraiment pas une bonne surprise, c’est une sorte de remix des clichés des séries B d’horreur ambiance survival bas de gamme qui sortent directement en dvd inspirés par la vague Hostel, Saw etc. ou bien sûr LE film référence : Massacre à la tronçonneuse.


Bien que le pitch soit assez original et intriguant : « Alors qu’elle passe la nuit dans un motel avec son fiancé, Beth, une jeune femme enceinte, se réveille quelques heures plus tard dans une baignoire de glace et constate qu’on lui a enlevé son enfant. C’est le début d’un long cauchemar… » et que l’aspect général du film soit assez soigné au niveau de l’image et des effets gores, la mise en scène reste trop classique et le film ne décolle jamais. Il réutilise le même schéma de mise en scène jusqu’à l’épuisement, ce qui aura pour effet d’endormir le spectateur et, comble de l’exercice, de ne jamais faire peur ni déranger ! Le twist de fin amusera plus la galerie qu’autre chose mais donnera quand même un dernier souffle inespéré à l’intrigue, ouf ! Le film soulève néanmoins des questions intéressantes (autour de l’exploitation des nourrissons) mais le scénario frise tellement le ridicule et l’improbable qu’il anéantit tout espoir de crédibilité et de questionnement sur un sujet sérieux. Je crois que c’est la première fois que je suis déçu par une sélection de l’Etrange Festival, c’est triste ! Après, ce genre de film il en existe des pleines pelles (Détour Mortel, Motel (qui commence d’ailleurs très étrangement de la même façon), Evil Twins, Cold Prey, Timber Falls, etc. oui, j’en vois des bouses) et heureusement parfois il y a des exceptions comme Wolf Creek qui était terriblement efficace ou encore les remakes de La Dernière Maison sur la Gauche et La Colline à deux Yeux mais pour moi The Clinic rentre plutôt dans la première catégorie… des films regardables et même appréciables en DTV pour les fans du genre mais uniquement pour eux. Donc, bah, c’est pô terrible du tout !

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L’Étrange Festival - 17ème édition - Épisode n°2 : Vicissitude et volonté.

Publié le par UniqueMan

 

Épisode n°2 : Vicissitude et volonté.


03 septembre 2011, le choix est rude, il y a The Theatre Bizarre qui est très alléchant et qui n’a, en plus, qu’une seule et unique séance, aujourd’hui à 19h30. Il y a aussi une première sélection de courts métrages et Kill List qui est, d’après les rumeurs LE film à voir. Bien sûr, bien d’autres films sont à l’affiche mais ce sont ces 3 programmes qui retiennent l’attention de Cinevenement. Bon, c’est chiant de parler pour un site et c’est n’importe quoi… La suite sera donc à la première personne parce-que merde, faut arrêter les conneries.

Le choix étant bien trop compliqué à faire, j’invoque les astres pour qu’ils me disent quoi choisir. Le résultat est aussi étrange que le programme de ce festival car les astres m’ordonnent de façon subite de faire la fête dans un bar jusqu’à 7h du mat’. J‘exécute donc ces directives avec des remords qui s’effaceront dans les bulles du champagne.


04 septembre 2011, le réveil matinal de 16h se fait curieusement sans souffrances particulières. Je décide de me ressaisir, j’ouvre le programme de l’Etrange et je suis fort intrigué par ce pitch « Un agent de sécurité n’a pas pu empêcher l’explosion d’une bombe dans le centre commercial où il officie. Son travail est remis en cause par les survivants de l’attentat, et il est contraint de traquer le terroriste dans un monde parallèle. »

 

C’est celui de 22nd of May (Soudain le 22 mai, sortie ciné : 2 Novembre 2011) de Koen Mortier, le réalisateur du remarqué et remarquable Ex Drummer, un film sombre, puissant, trash, nihiliste, perturbant et résolument punk qui est une âcre critique de la société flamande et qui d’ailleurs vient de sortir en DVD. Bref, je saute dans le métro et me retrouve dans la salle 300 du Forum des Images face à Koen Mortier qui est venu faire la présentation de son film. Il nous souhaite bien du courage et nous demande de ne pas partir après le premier quart d’heure ; il nous dit aussi que « ce n’est pas un trip sous acide mais que cela pourrait s’en rapprocher » et nous souhaite bonne chance.

22nd of May fascine par ses images, il y a des plans techniquement très impressionnants, l’étalonnage plutôt sombre dans les teintes marrons et gris est saisissant ! L’ambiance est contemplative, douce et drôle mais angoissante. Le scénario inéluctable est simple mais fonctionne bien malgré quelques petites digressions inutiles qui font traîner le récit. Les images aux ralentit de la fin sont épatantes. 22nd of May est un film étonnant et doucement paranoïaque bien dans l’ère du temps qui traite de façon imaginaire la peur du terrorisme. Il ne plaira sans doute pas à tout le monde car il est assez austère dans sa forme mais pour ma part j’ai vraiment accroché et trouvé ce film captivant, original et visuellement talentueux. Je vous recommande chaudement de regarder la bande annonce ci dessous. Koen Mortier, un cinéaste à suivre! (22nd of May sort en France le 2 novembre prochain sous le titre Soudain le 22 mai).

 

 


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