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Paris Cinéma 2013 - Who are you?

Publié le par UniqueMan

ParisCinema2013J'habite depuis 6 ans dans cette chère capitale, j'adore le cinéma, je vais souvent dans les festivals et pourtant la plus grosse manifestation parisienne autour du septième art (Paris Cinéma) reste encore pour moi un mystère, de quoi sa parle, pourquoi, comment, qui? Il y'a des films, beaucoup de films, dans beaucoup d'endroits différents mais je n'arrive toujours pas à trouver une cohérence à tout ça. Quel genre représente ce festival ? A en juger la sélection officielle c'est plutôt du film d'auteur, genre Cannes mais sans les têtes d'affiches (Haneke, Lars Von Trier, Almodovar etc...) ce qui n'est d'ailleurs pas un mal, cela permet de découvrir des choses nouvelles. Mais tout autour de ça, j'ai l'impression que c'est un peu la foire à la saucisse. Plus de 300 films projetés (???) Wahoo ! Y'a t-il vraiment un public pour ça? Cette année la Belgique était à l'honneur avec pas moins de 54 films projetés sans compter les courts-métrages... Y'avait-il vraiment des gens au Centre Wallonie-Buxelles Samedi 6 Juillet à 19h pour voir en projection blu-ray Les Lèvres Rouges de Harry Kümel ? Parce-que déjà, visiblement les Parisiens s'en foutent royalement de ce festival (je n'en comprends toujours pas la raison), ceux qui sont des cinéphiles en manquent de découverte vont donc tomber sur le programme et peut-être même voir quelques films mais qui va aller dénicher cette obscure séance ? J'ai rien contre ce film qui est peut-être un chef d'oeuvre, c'est juste un exemple parmi tant d'autres. 300 films en 10 jours, je me demande si c'est vraiment raisonnable.

 

Je dis ça parce-que suis allé voir un film (Prince Avalanche de David Gordon Green) qui n'est certes sûrement pas le film le plus attendu du monde mais il y avait seulement 40 ou 50 personnes dans une salle plutôt conséquente du Mk2 Bibliothèque à 21h le samedi 29 Juin. Moi je trouve ça super, parce-qu'en temps que cinéphile, je peux voir des bons films en avant-première sans réserver ni subir les supplices des files d'attentes interminables. Mais comment ce festival arrive à vivre avec autant de séance de partout dans Paris sans avoir trouver quelque chose de plus attractif qu'un pays à l'honneur ?

 

http://fr.web.img2.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/210/151/21015171_20130625161843189.jpgBref, c'est un peu un coup de gueule, je suis désolé si quelqu'un du festival tombe sur cet "article" mais je suis dépité par autant de moyens mis en oeuvres pour une résultat aussi chaotique, imbitable et pas très attractif. Vendez-nous du rêve bordel ! Pourquoi s'acharner à faire le plus possible d'avants-premières pour des films qui sortent... la semaine suivante? Pourquoi faire des séances d'ouvertures et clôtures quasiment privées? Pour faire prestigieux ? Mais personne est au courant ! Personne ne regarde les quelques photos VIP qui en résulte, ce n'est pas diffusé à la télé, rien ! Pourquoi faire ça ? Juste pour se faire mousser entre gens du cinéma qui restent avec les gens du cinéma alors que le principe même d'un tel festival devrait être la découverte et la rencontre avec le public ? D'un côté le festival semble prendre des risques en projetant des films rares, de l'autre, c'est le matraquage à paillette pour faire prestigieux, pour faire genre Cannes... Mais on s'en fou de Cannes, on s'en tape des paillettes et des starlettes, votre sélection officielle est vraiment intéressante, c'est ça qu'il faut défendre, c'est ça qu'il faut mettre en avant par dessus tout. Je suis visiblement tombé sur le seul film sans présentation/débat (avec l'équipe), c'est peut-être pour ça que je suis frustré mais j'ai l'impression que la "direction artistique" du festival est assez bancale. Pourquoi rattraper les balles de Cannes ? Une avant première de La Vie d'Adèle, ok, c'est super, merci, mais pourquoi? Quelle est sa place dans le festival ? Est-ce que ce film est programmé juste pour surfer sur l'actualité du cinéma et pour faire des entrés ?

 

Re-bref, je crois que la chaleur lourde et poisseuse de Paris me tape sur le système. J'espère être complètement dans le faux, je ne demande qu'a croire à ce festival mais pour la troisième année que j'y traîne un peu mes pieds, je suis toujours autant déconcerté.

 

En tout cas, Prince Avalanche de David Gordon Green est un superbe film, bien barré, très bien écrit et interprété avec brio. La photo est très agréable, c'est plutôt catalogué "film indé américain" mais c'est vraiment plaisant à voir. Le film devrait sortir le 20 novembre prochain, n'hésitez pas ! Puis bon La Vie D'Adèle, c'était blindé, j'ai pas eu ma place... Donc en bon Parisien, je suis pas content et donc je râle. Ah ah !

 

Le mot de la fin sera: Chisme !

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Annecy 2013 - Histoire d'un aller et retour !

Publié le par UniqueMan

affiche annecy 2013Le Festival International du film d'Animation d'Annecy est un incontournable que j'avais pourtant contourné jusqu'à aujourd'hui. Je propose de vous raconter ma visite furtive dans les quelques mots qui sont inscrits ci-dessous.

 

Jeudi 13 Juin 2013, le temps est maussade (rien à voir avec l'agence des renseignements israélienne), je me suis préparé un petit programme découverte du festival avec deux films en compétition et une sélection de courts-métrages tout aussi compétitive. Pas de bol Carole, ce jeudi est un jour de grève national des transports en communs et comme je dois effectuer un Paris-Annecy (réservé 1 mois à l'avance) dans la journée, ça s'annonce compliqué ! La sncf à le plaisir de m'envoyer un mail pour m'expliquer que mon train est annulé et qu'il faut, dans la mesure du possible, que je reporte mon voyage. Super ! Résultat je suis arrivé à Annecy le vendredi à 16h et pour des obligations impérativement personnelles je suis reparti le samedi matin à 8h (mais ça c'était prévu dès le départ).

 

Cette année le festival à eu la bonne idée(?) de ne pas imprimer le programme pour une histoire d'écologie, sympa ! Mais quand tu débarques au beau milieu d'un festival avec aucune idée de ce qui s'y passe et de comment ça se déroule et surtout que tu as à peine le temps de voir une séance c'est quand même vachement pas pratique du tout ! Heureusement, les Annéciens sont plus aimables que les Parisiens (Oui, je sais, c'est pas difficile, ça va hein! Merde!) et une aimable demoiselle m'a proposé de regarder ses s.. son programme (catalogue qui ne se trouve pas, ou alors il faut l'acheter? Pas compris), parce-que elle, elle est journaliste (je veux dire une vraie, organisée et tout, pas un bloggeur en carton !). Je pioche une séance de courts-métrages probablement pas très représentative car hors-compétition, la n°2.

 

Butterflies picture

 

La file d'attente pour prendre des places est longue et un proche compatriote d'attente à sans doute oublier de se laver les pieds depuis quelques mois, c'est juste une infection et je prie le dieu du cinéma pour qu'il ne soit pas dans la même séance que moi et surtout pas à côté, mon voeux est exaucé, il y a donc bien un dieu du cinéma, ça c'est déjà une belle découverte !

 

J'arrive enfin dans une salle pour voir des machins, ouf ! Visiblement il y a des petits rituels (comme souvent dans les festivals), ici, l'idée est de prendre un programme (enfin un papier avec des machins écrits dessus parce-que le programme n'éxiste pas) d'en faire un avion et de le jeter sur l'écran... Ouais, trop marrant ! Ce n'est pas très raccord avec le "message écologique" de ne pas imprimer le programme mais bon, qu'importe ! Ah oui, et il faut faire des bruits d'animaux avant la séance, entre les films et après, le poisson semble privilégié, allez savoir pourquoi, je n'ai pas eu le temps de mener cette enquête cruciale. C'est en tout cas une très bonne séance de courts-métrages qui se déroule, les sujets sont variés mais globalement bien plombants (la mort, l'éxil, la mort, la pauvreté et la mort, chouette !). En tout cas, ça nous offre une belle palette des différentes techniques d'animation (peinture, 3d, pâte à modeler et même "simplement" de l'eau sur un mur image par image).

 

miniyamba picture

 

3 courts ont particulièrement attirés mon attention, Miniyamba de Luc Perez, c'est beau, vivant et chaleureux avec un dessin tout en mouvement assez incroyable le tout accompagné par une belle musique. Vous trouverez le trailer juste ci-dessous.

 

 

 

 

Butterflies d'Isabel Peppard, un court absolument glauque fait de pâte de modeler qui transpire le gras, l'univers est absolument sordide mais c'est très bien fait ! Découvrez donc le trailer sous ces fugaces et pertinents quelques mots.

 

 

 

 

 

Et le troisième c'est Premier Automne de Carlos De Carvalho & Aude Danset, un court morbide mais d'une poésie enfantine émouvante que vous pouvez regarder en intégralité juste après la fin de cette phrase !

 

 

 

 

 

Pour les petits curieux, vous pouvez cliquez ICI pour voir le détails de cette séance de Courts métrages hors compétition 02 directement sur le site du festival.

 

Conclusion:

Je pense qu'une seule séance hors compétition ce n'est pas assez pour juger d'un festival aussi important mais l'ambiance (spectateur) est agréable et joyeuse, tout se déroule correctement et dans le calme, les conditions de projections sont très bonnes (projéction probablement en DCP dans une belle salle d'un multiplexe local). Ça manque par contre cruellement d'une petite présentation de séance par quelqu'un du festival. Peut-être est-ce le cas sur les autres séances ? Sans doute car en même temps que ma séance (18h) il y avait sept autres projections ! Résultat, ça me donne bien envie d'y retourner pour en voir plus !

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Festival de Cannes à Paname - La fin des haricots

Publié le par UniqueMan

CannesPaname2013

 

Ne pas terminer en cul de chouette, je vous avez promis un rapport avec Cannes 2013 pour au moins un film, ce dernier article en traitera trois ! Parce-que c'est la folie générale d'un festival aussi imperceptible qu'absolument hors-sujet qui se termine inexorablement.

 

http://fr.web.img5.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/210/103/21010314_20130604174853439.jpgMon premier est un film d'une humanité débordante et d'une justesse incroyable dans les dialogues. Le Passé d'Asghar Farhadi (A propos d'Elly, Une Séparation) est vraiment un beau film où les personnages dialogues et s'expliquent de manière sereine presque sans violence. Mettre en avant l'ouverture d'esprit, le dialogues avec les autres plutôt que le renfermement sur soi, les secrets et les non-dits, c'est vraiment agréable à regarder. Par contre je ne suis pas convaincu par le besoin de remettre le prix d'interprétation féminine à Bérénice Béjo pour son rôle ! Certes elle est bien, même très bien, elle est juste mais sans jamais pour autant être brillante. J'ai même l'impression qu'elle est mise en avant ces derniers temps sans que ce ne soit vraiment justifié, son prix l'interprétation pour The Artist est tout aussi étonnant. Moi je dis qu'il y a anguille sous roche, c'est un complot et tralala pouette pouette mais en même temps c'est tant mieux pour elle, c'est une bonne actrice et j'espère qu'elle brillera dans un prochain film pour mettre tout le monde d'accord. Sinon pour terminer sur Le Passé, je dirais que la "chute" de fin est prévisible et c'est un peu dommage mais ça ne gâche pas le reste (heureusement!). (Sélection officielle, compétition Cannes 2013)

 

http://fr.web.img4.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/210/002/21000216_20130419192202667.jpgMon deuxième est (pour moi) un film prétentieux qui se fou de la gueule du monde. Only God Forgives de Nicolas Wending Refn est quand même une grosse blague. Sous prétexte de casser l'image de Ryan Gosling et de montrer au monde qu'il est un véritable artiste qui ne surf pas sur son succès (Mais alors pourquoi produire le remake inutile de Pusher?) Nicolas s'auto saborde et nous livrant un anti-Drive totalement poseur et terriblement ennuyant. Dédicacer son film au fou et fumant Alejandro Jodorowsky n'éxcuse pas toute les dérives cinématographiques. Sans avoir aborder scrupuleusement la filmographie de ce cher NWR, Only God Forgives restera pour vous totalement abscons, plutôt vide de sens et cruellement long ! Après, sachant tout ça, cet étrange film reste quand même visuellement assez dingue (un petit côté Suspira de Dario Argento?) et force est de constater que Nicolas Wending Refn n'est pas un imbécile et qu'à bien y regarder, sa filmo est cohérente au point que ce dernier métrage vient clore une sorte "de trilogie sur l'identité" commencée avec Le Guerrier Silencieux Aka Valhalla Rising et poursuivit avec Drive. Ici il réussit quelque chose d'étonnant, inverser le "méchant" et le "gentil" car finalement le personnage central d'Only God Forgives n'est pas Julian (Ryan Gosling) mais bel et bien Chang (Vithaya Pansringarm). Théoriser sur ce dernier métrage pour y trouver un intérêt c'est quand même un peu fort de café (comme disent les jeunes) mais je respect quand même ce côté "Je fais ce que je veux même si je suis attendu au tournant je m'en fou royalement". J'espère juste que ses chevilles vont se dégonfler pour ses prochains films. (Sélection officielle, compétition Cannes 2013)

 

http://fr.web.img2.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/210/082/21008269_2013052418334575.jpgMon troisième pète lui aussi plus au que son cul. As I Lay Dying de James Franco que j'ai eu la chance de voir en avant-première au cinéma Reflet de Medicis à l'occasion de la reprise de La Quinzaine des Réalisateurs 2013 est une adaptation d'un roman réputé inadaptable à cause de ses multiples points vue. Qu'à cela ne tienne, James Franco, artiste hyperactif multi-facettes s'y jète les deux pieds en avant mais l'entreprise ne semble être qu'une démonstration de force pour prouver quoi ? Qu'il est aussi capable de faire ça ? Un film d'auteur intelligent ? Étonnant ! Malgré cette démarche cavalière qui semble évidente As I Lay Dying est tout de même très loin d'être foiré ! Les acteurs, qui sont tous très juste, prouve que James est un très bon directeur d'acteur. La photographie est superbe et certains passages sont vraiment touchants et émouvants. Parfois drôle, même absurde mais souvent triste et sale ce film étonne par sa mise en scène et ce choix casse gueule d'un split-screen quasi permanent justifié par cette fameuse multiplication des points de vue du roman. Résultat, un film éprouvant à regarder à cause de ce procédé et de son lourd sujet "Une famille de pauvre gens parcourant des kilomètres avec une vieille carriole sous la chaleur et le mépris des autres pour enterrer leurs défunte mère". Ajouter à celà des monologues face caméra déroutants et vous obtiendrez As I Lay Dying, un long-métrage malaisé mais exigeant et parfois brillant qui laisse transparaître le talent indéniable de James Franco. Surprenant !

 

C'est sur ces trois films très différents que le Festival de Cannes à Paname s'achève. Ici pas de standing-ovation lèche-botte de 20 minutes, pas de lesbienne avec palme, masque et tuba mais une promèsse dans le vent de revenir l'année prochaine, (ke)chiche?

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Festival de Cannes à Paname - Vive la drogue !

Publié le par UniqueMan

CannesPaname2013

 

Le Festival de Cannes à Paname est une manifestation cinématographique (ce qui reste encore à prouver) qui ne respecte rien, pas même l'espace temps. Du deuxième jour nous passons directement au huitième, car oui, le temps n'est pas toujours celui qu'il semble être. Dilatation spontané, inversement sensoriel, le bénéfice du doute est encore très présent mais rien n'y fait, nous y sommes, au milieu de l'illusion dans un monde fantasmé répondant aux vastes règles de l'imagination. Cette journée sera consacrée à Richard Coyle, un acteur britannique datant de 1972.

 

Vous ne le connaissez peut-être pas encore mais il tient de rôle principal du remake anglais de Pusher de Nicolas Wending Refn qui sort directement en vidéo (dvd-bluray-vod) le 29 mai 2013. Il est aussi le personnage central de Grabbers, une comédie horreur-science-fiction bien folle mais brillante ! Quelques années en arrière vous avez pu l'observer dans Prince Of Persia : Les Sables du Temps ou encore W.E. le film de Madonna ! Et donc, les films en projections sur l'écran en marbre du grand palais du festival sont Pusher et Grabbers.

 

http://fr.web.img6.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/96/94/90/20541947.jpgPourquoi faire un remake ? Cette éternelle question devrait raisonner jusqu'à la mort dans la tête de ceux qui s'acharnent à détruire des films dans un but purement mercantile. Retrouver l'ambiance d'un film, lui rendre hommage, en faire une adaptation plus contemporaine... La liste des bonnes raisons est pourtant longue et semble tellement évidente que je ne comprends pas pourquoi certains s'épuisent à refaire le même film pratiquement plan par plan. Prenez l'exemple de REC (film d'horreur espagnol plutôt bien troussé) qui à subit un remake américain (En Quarantaine, Quarantine en vo) à peine un an après sa sortie en salle et c'est un exact copié collé, la spontanéité en moins, les acteurs qui parlent anglais en plus ! Et surtout c'est bien moins puissant que l'original... Pourquoi ? Malheureusement Pusher subit le même traitement, c'est la même chose (même pas un petit changement dans le scénario), les personnages portent les mêmes noms et on retrouve carrément un acteur (Zlatko Buric) qui interprète le même personnage (Milo) que 10ans auparavant exactement de la même manière ! Et même si j'utilise beaucoup le mot même c'est parce-que c'est vraiment la même chose, même que c'est la vérité et que cette vérité est même très moche ! Le pire dans tout ça c'est que Nicolas Wending Refn est producteur de son propre sabordage... POURQUOI ? Juste pour empocher un chèque ? Juste pour être plus connu à travers le monde avec un film plus "international" ? Si vous voulez voir un truc dans l'ésprit Pusher produit par ce cher Nicolas, je vous conseille plutôt Black's Game de Óskar Thór Axelsson où on y retrouve la même rage.

 

Difficile en tout cas d'oublier l'original, cette pale copie échange le réalisme, froid et gris par un montage plus frénétique (mais gratuit), plus pop et très coloré. Le personnage de Tony incarné par le colossale Mads Mikkelsen est ici remplacé par un blondinet à mèche bien maigrichon... Ça reste de l'ordre du "pourquoi pas" sauf que ça ne fonctionne pas et je ne vais même pas m'étendre sur les problèmes techniques (champs contre champs incohérent etc.). En gros, vous l'aurez compris, allez voir l'original et puis c'est tout ! Même si ce Pusher n'est pas un mauvais film, l'acteur principal Richard Coyle est plutôt bon et l'énergie du film reste agréable, ça n'apporte absolument rien de neuf.

 

 

Hé oh ! Doucement ! Le Festival de Cannes à Paname ce n'est pas la foire à la saucisse de Perpète-Les-Oies sur Seine, pas la peine de gueuler sur les remakes, autant tirer sur une ambulance ou donner à manger aux cochons... Puis, c'est quoi ça, une journée consacrée à un acteur et rien à part quelques bafouilles à son sujet dans votre critique ? De qui se moque t-on ? Je vous le demande ?

 

http://fr.web.img4.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/96/03/67/20440992.jpgBah moi je n'ai jamais décidé de faire une journée sur un acteur ! Qui parle d'ailleurs ? Hein ? J'entends rien, parlez plus fort ! Who ?

 

Heureusement la suite est plus drôle et diablement efficace ! Le pitch est grotesque... Un groupe de pêcheurs Irlandais va subir une sorte d'invasion extraterrestre (ressemblant à des gros poulpes) et ils vont très vite s'apercevoir qu'en étant imbibé d'alcool ils ne se feront pas attaquer. Nous retrouvons donc Richard Coyle (qui a des faux airs de Andy Serkis) dans le rôle d'un flic porté sur la boisson qui va devenir l'homme de la situation. C'est absurde, un brin potache mais aussi assez tristement réaliste. John Wright, le réalisateur nous brosse le portrait d'une Irlande triste, horriblement pluvieuse et très alcoolisé. Derrière tout ça se cache un véritable petit film d'horreur parfois très effrayant et terriblement efficace ! Visuellement c'est très soigné, les créatures sont vraiment réussies et l'ambiance absurde et aventureuse est un souffle de bonheur. Je ne sais pas vraiment si ces derniers mots ont vraiment un sens mais (à une vache près) c'est vraiment ce que j'ai voulu dire. En bref, c'est une curiosité à découvrire, c'est bien réalisé, amusant et entraînant mais aucune date de sortie n'est encore annoncée. Triste monde !

 

Comment ça il y a toujours aucun lien avec le véritable Festival de Cannes ? Ah bah si, quand même, là le rapport c'est Nicolas Wending Refn qui à gagné le prix de la mise en scène en 2011 avec Drive et qui est en compétition une nouvelle fois avec Only God Forgives qui d'ailleurs est annoncé en projection sur l'écran en marbre du grand palais du Festival de Cannes à Paname. Puis bon, m'engueulez pas, je fais mon possible moi, je viens déjà de subir une distorsion temporelle, vous croyez que c'est facile à vivre ? Bah non non non, c'est encore plus difficile que de prendre littéralement ses jambes à son cou.

 

A SUIVRE...

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Festival de Cannes à Paname - Apocalypse

Publié le par UniqueMan

CannesPaname2013

 

Jill Bocaj, la présidente du festival nous annonce que cette deuxième journée est placée sous le signe de la fin du monde et que nous allons en prendre plein la frimousse. Pas moins de 4 films sont au programme, l'ambiance est pragmatique et des petits moutons électriques envahissent les rêves des androïdes. Rien ne sera plus comme avant, le changement c'est pour maintenant.

 

Dead-ShadowsÇa commence avec du lourd : Dead Shadows de David Cholewa, un film français d'horreur-science-fiction toujours inédit produit en 2012. Son faible budget le classe très vite dans la catégorie "film un peu cheap" mais sans être du Z pour autant. Les effets visuels sont très sympas (quelques monstres très inspirés par The Thing de tonton Carpenter) et son scénario de survival de fin du monde assez entraînant qui raconte ni plus ni moins qu'une invasion extraterrestre après le passage d'une comète. Bref, si vous avez tendance à regarder des petits DTV américains (horreur, fantastique...) c'est dans la même veine. D'ailleurs c'est assez troublant parce-que rien à part le fait que les acteurs parlent français ne le différencie des productions anglaise ou américaine. Il faut bien avouer aussi que c'est très rare de voir des films français qui racontent une invasion extraterrestre avec une ambiance sous influence Body Snatchers d'Abel Ferrara. Le saviez-vous ? Un journaliste (Rurik Sallé) de Mad Movies s'est glissé dans ce film, Incroyable mais vrai ! En tout cas, même si ce n'est pas un grand film, la passion du genre se ressent et c'est agréable à regarder. En espérant voir au moins un deuxième film de David Cholewa, le John Carpenter français ? Je l'espère de tout coeur !

 

http://fr.web.img3.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/93/74/10/20360373.jpgTransition presque évidente avec le deuxième film de la journée, 4h44 : Dernier jour sur terre d'Abel Ferrara. Pourquoi évidente ? Parce-que je vous parlais de Body Snatchers il y a quelques secondes, vous suivez rien ou quoi ? Le film suit deux personnages, Cisco (Willem Daffoe) et Skye (Shanyn Leigh) qui passent leurs dernières heures ensemble car devinez quoi, c'est la fin du monde ! C'est fataliste, morose et très mélancolique. C'est d'ailleurs assez proche du film de Lars Von Trier, Melancholia qui racontait exactement la même chose (à quelques détails près). Autant donc vous dire que c'est exactement l'opposé d'un film avec Bruce Willis, ici personne ne sauve le monde et même personne n'essaye. C'est comme ça et puis c'est tout. Donc fin du film et puis voilà.

 

http://fr.web.img4.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/97/50/65/20533268.jpgInversement quand certains discutent et font des dessins en attendant la fin du monde (4h44), d'autres décident d'affronter l'apocalypse, c'est le cas du groupe de survivants dans Kill Dead Zombie de Erwin van den Eshof et Martijn Smits. Film Néerlandais en DTV depuis le 17 avril 2013. Par contre on repassera pour l'originalité. Ça ressemble beaucoup à Zombieland de Ruben Fleischer mais en vachement moins bien et moins drôle. Ça ressemble aussi un peu aux jeux-vidéos actuels sur les zombies (Dead Rising par exemple). Donc rien, mais rien de neuf, ça tabasse du zombie et puis le scénario est pratiquement absent. Le prétexte à tout ça, un satélite russe se crash et répend un virus mortel transformant les gens en zombie. Mouais !

 

http://fr.web.img4.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/97/39/73/20526752.jpgInversement toujours, parfois l'apocalypse peut prendre des formes moins bis et démonstrative, c'était déjà le cas avec ce 4h44 d'Abel Ferrara mais ici on garde quand même un groupe de "survivants" qui essayent de s'en sortir. Par contre on est toujours dans le DTV (13 mai 2013). Dans The End de Jorge Torregrossa c'est donc toujours la fin du monde, bah oui, c'est le thème de la journée n'ayez pas l'air surpris ! Ça raconte l'histoire d'une bande de potes qui se retrouvent après une dizaine d'années de séparation pour passer un week-end dans une maison en montagne. Le début du film pourrait presque faire penser aux Petits Mouchoirs de Guillaume Canet mais bien sûr tout va très vite basculer quand ils vont disparaître un par un ! C'est là toute la force et la bonne idée de ce film ! En guise de fin de monde, c'est "simplement" les gens qui disparaissent mais sans effets, rien, juste comme s'ils étaient partis, sans prévenir, sans laisser de trace. The End ne dévoilera d'ailleurs jamais vraiment son mystère dans un final d'une rare poésie ! Ce film n'est malheureusement pas maîtrisé de bout en bout mais il vaut vraiment le détour pour son originalité, son audace et sa poésie naïve agréable.

 

C'est sur cette fin que s'achève cette folle journée apocalyptique. Jill Bocaj nous annonce que la journée de demain sera plus légère et frivole mais quelle sera toute aussi palpitante. Que sa volonté soit faite !

 

A SUIVRE...

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