Novembre


Un blog qui raconte ma vie, mes expériences dans le monde de l'audiovisuel et ma passion pour le cinéma...
Non, je ne vais pas en ajouter une couche et me plaindre encore et encore, aujourd'hui tout particulièrement mes problèmes d'artiste à deux balles me paraissent tellement futiles ! C'est dans un climat de terreur que s'achèvera la création de ce film. J'ai beaucoup de mal à trouver la force pour ça mais, je pense qu'il le faut. Si moi je n'ose pas affirmer mon malaise dans un film, de quoi aurais-je l'air ?
À très vite pour le film.
Douloureusement,
et défile sans que je puisse revenir en arrière pour l'améliorer ou éventuellement lui donner du sens. Cette quête de sens va finir par être fatigante et surtout extrêmement redondante mais n'est-ce pas cela le but de notre existence ? En chercher le sens ? Chacun ses armes, chacun ses capacités à affronter le vide, le chaos et l'improbabilité de la vie. Encore une fois. Toujours. Briser l’expérience, je vais constamment trop loin. Peut-être ai-je besoin d'un garde fou. Un tuteur ? Un chamane bienfaisant qui me guiderait à travers l'obscurité pour nettoyer la brume, dissiper la confusion pour qu'enfin je sois libéré de ce flot continu de ces paroles insensées ? Que deviendrai-je alors si je ne ressens plus ce que j'ai toujours ressenti ? Faut-il se débarrasser de "ses démons" ou les accepter et vivre avec car finalement ces petits êtres malfaisants c'est un petit bout de soi. La question est posée, la réflexion est rudimentaire mais cul de poule, je n'ai aucunement la prétention de raconter quoi que ce soit d’intéressant. Point.
À la ligne.
Que se passe t-il sous le pape ? Est-ce vraiment une question à se poser ? Allons nous y trouver un bouchon de décompression ? Le maintient de l'ordre n'a que trop duré, je suis obligé de m'égarer, au moins quelques instants, permettez le moi. Cette suite d'inscription transcodées informatiquement et générées instinctivement, brutalement et sans appréhension me soulage. Ça me libère d'un poids. D'un poids peut-être et même sûrement pas tellement existant mais pourtant assez présent pour que j'éprouve le besoin de l'évacuer. Faire sortir de loup, s'abandonner, au moins un peu, sans savoir, sans réfléchir beaucoup plus loin que ce mot ou celui là, cela n'a aucune espèce d'importance tant que mot il y a, l'évacuation se déroule tant bien que mal. J'ai seulement de la peine pour ceux qui, par mégarde tomberont dessus et n'y verrons probablement qu'une suite illogique de ressassement existentielle de bas étage. Faut-il tout le temps juger et interpréter ? Ne peut-on pas laisser couler les choses telles qu'elles sont ?
Je sais que je dois bosser, me concentrer, accoucher de mon putain de film, mais merde, je voudrais le faire à mon rythme, tout envoyer balader, tout recommencer puis tout jeter et recommencer puis tout casser, reconstruire, balourder, fonder, mélanger, consumer et tout malaxer pour peut-être, après tout ça, être satisfait de mon boulot. Satisfait ? Est-ce qu'on doit être satisfait ? Content de soi ? Je voudrais parfois me détacher de ce qui sort de moi, ne pas y prêter attention, faire comme si, le regard des autres n'avait aucune espèce d'importance. Impossible parce-que si je fabrique des choses, ce n'est pas pour moi, mais pour vous. C'est peut-être prétentieux de dire ça, c'est pourtant tout l'inverse, vous ne comprenez pas que je vis uniquement pour vous faire plaisir. Le hic est que je n'y arrive pas. En tout cas, rarement, trop rarement pour me dire que, c'est bon je sers à quelque chose. Servir à quelque chose, voici encore une considération de trop, sans doute inutile mais comment est-il possible de détacher à se point ?
Je voulais laisser s’envoler les mots, je me retrouve à m'en servir de pelle pour creuser, encore et toujours, plus profond, comme si la destruction avait une emprise incontrôlable sur moi. Comme si moi, et toujours moi, car c'est malheureusement que ce cela qu'il est question, j'étais animé par une force extérieure qui m'oblige à broyer encore et toujours, tous les efforts que je peux fournir pour m'en sortir. Me sortir de quoi, cette question restera sans doute suspendue pendant une éternité mais je suis forcé d'étouffer cette conversation qui tient d'ailleurs plus du monologue insupportable que d'une réflexion quelconque. J'entends même les mouches se moquer de moi, rire en claquant des ailes, se bidonnant de la situation. À travers sa vision à multiple facettes, la mouche, perçoit peut-être, mes différentes personnalités qui discutent et s'écrasent sur le clavier par le biais d'un seul corps mou et avachi. abzurde dz dz ce dit-elle. Connerie me dis-je. Relachement pensais-je. Il est temps d'en finir terminerais-je. Mr. Blog, tu es arrivé au numéro 200, j'espère que cela de te fait pas trop peur. Moi, . , si !
Courts Dedans court toujours et continue d'explorer Courts Devant, cette fois, c'est même en anglais ! Ouais ! Parce-que ça ne rigole plus ! Au passage, si vous avez un ami, une grand mère ou un poisson rouge capable de faire une traduction et des sous-titres, contactez moi ! Bon visionnage et, bisous.