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critique sur un film

Sutures - Tammi Sutton - DTV 2012

Publié le par UniqueMan

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/1/2/7/3760166346721.jpgIl y a vraiment des jours où je me pose des questions sur ma "cinéphilie". Pourquoi je m'inflige ce genre de séance ? Pourquoi les gens font-ils toujours les mêmes films ? Sutures, c'est un peu le 7859ème torture porn ressemblant à Hostel. En gros, des jeunes débiles que se font torturer par une équipe de chirurgiens agités du scalpel. La narration en forme de flashback dans le but d'embrouiller (très vaguement) les pistes est assez énervante. Personnellement, je trouve même que ça à l'effet complètement inverse. Le scénario est globalement débile et rarement crédible. Mais, heureusement, tout n'est pas mauvais. Si vous aimez (beaucoup) le genre ça reste un DTV de bonne facture. Les acteurs sont plutôt bons (sauf le gros méchant avec des cheveux... franchement... pathétique non?). L'image est soignée, il y a même quelques très beaux plans ! Et l'aspect finalement assez "amusante" de l'entreprise vous fera (au choix) rire, sourire ou chier.

 

En gros, ce film n'est pas tellement conseillé sauf si vous aimez les fous du bistouris qui s'amusent dans les films de seconde zone. Comble de l'opération, Suture se montre assez soft dans le gore et souvent suggestif. Je dis ça, parce-que je sais que si vous lisez ces lignes, vous êtes peut-être à la recherche de la pire boucherie sanguinaire. Je ne pense pas que ce soit avec ce Sutures que vous allez pouvoir vous sustenter. Mais attention, c'est quand même assez crado, n'allez pas montrer ça à votre fille de 5 ans.

 

 

 

Ma note: 2 têtes tranchées sur 5

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Star Cruiser - Jack Moik - DTV 2012

Publié le par UniqueMan

http://www.condor-entertainment.com/uploads/a07d87fb6732c2413a3a1b8aabdbf315.JPGBon, autant annoncer la couleur rapidement. Si vous n'êtes pas un cinéphage hardcore ou un ultra-passionné de space opéra, Star Cruiser vous fera souffrir. C'est un cuisant bide inter-galactique mais avec des intentions plus que louables. En gros, Jack Moik est un mega-fan de science-fiction et depuis des années il concocte avec les moyens du bord son propre film dans lequel il fait tout (réalisation, musique, directeur photo(??), effets-spéciaux, acteur principal....). Même si c'est une sorte de performance hallucinante et que c'est chouette que ce genre de projet se retrouve en dvd, c'est carrément l'horreur en terme de cinéma. Ce bon monsieur est absolument inexpressif ainsi que toute sa troupe de "comédiens".

Après le film fait référence plusieurs fois à Blade Runner, peut-être que finalement ce sont tous des androïdes qui s'ignorent(?) ce qui expliquerait ce désastre (moui oui oui). En parlant de référence, Star Cruiser n'y va pas par le dos de la cuillère et cite sans complexe les cadores du genre, Starship Troppers, Star Wars, Battlestar Galactica, Titan A.E... C'est très maladroit mais c'est fait avec amour on vous dit ! Mais est-ce que l'amour pardonne tout ? Ce monsieur Moik à un talent indéniable, une passion, mais visiblement pas celle d'assumer la responsabilité d'occuper tous les postes d'un long-métrage ! Quelle idée de se jeter dans un projet aussi casse-gueule ?  Prendre peut-être un peu plus de temps, trouver un bon scénariste et des acteurs ne serait pas un mal non ?

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/85/84/23/19808277.jpg

C'est très étonnant au niveau visuel, parfois nous avons le droit à quelques fulgurances assez admirables malheureusement souvent atomisées par d'autres scènes absolument affreuses avec des incrustations bien foireuses.

Dans un autre style, la boite d'édition de ce dvd (Condor Entertainement) avait édité un certain Promotheus, tout aussi amateur mais véritablement plus intéréssant et réussi mais ceci est une autre histoire.

En parlant d'histoire je n'ai même pas envie de vous pitcher celle de Star Cruiser qui n'est qu'un mélange vaseux et passablement chiant entre tout un tas de trucs qui existent déjà (et en mieux). Je vous laisse admirer la bande annonce.

Je donne 2 rayons lasers sur 10 à ce film pour le courage du réalisateur mégalomaniaque.


 

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Aloïs Nebel - Tomás Lunák

Publié le par UniqueMan

Aloïs Nebel, un film clair-obscur.

 

http://bande-annonce.tuxboard.com/affiches-film/alois-nebel-photo-2.jpgLa plupart du temps le cinéma d’animation, c’est chouette, il y a plein de couleurs, c’est fun et rigolo et les enfants aiment beaucoup. Sauf qu’ici, ce n’est pas du tout le cas et les spectateurs visés sont plutôt adultes.

Le film se range "facilement" avec Waking Life et A Scanner Darkly de Richard Linklater avec qui il partage la technique de la rotoscopie qui consiste à redessiner par dessus un film "live" tourné avec des acteurs. Persepolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud pour être lui aussi une adaptation de bande dessinée en noir et blanc ; Valse avec Bachir de Ari Folman et Princesse de Anders Morgenthaler pour le côté film d’auteur graphique ou encore Renaissance de Christian Volckman pour son noir et blanc contrasté très proche du clair-obscur, technique picturale d’ailleurs mis au point à l’époque de la... Renaissance.

Aloïs Nebel est donc, au premier regard, une performance graphique émoustillante, une merveilleuse expérience visuelle d’une beauté rare et subtile qui utilise le noir et blanc avec une densité hypnotisante qui flirte agréablement avec le clair-obscur. Clair-obscur aussi dans son scénario tout aussi brumeux que ses images. C’est le genre de film où être au courant du contexte est pratiquement indispensable pour ne pas se retrouver tout aussi perdu que le personnage principal dans ses souvenirs douloureux.

 

http://cinema.maville.com/photos/2601_2800/02751_apx_1000_.jpg

 

Aloïs Nebel est au départ une bande dessinée en trois volumes écrite par Jaroslav Rudiš qui s’est inspiré de son grand père cheminot qui a travaillé dans la région des Sudètes et qui s’appelait Aloïs . Son nom de famille "Nebel" signifie brouillard en Allemand et fait référence au climat peu clément de la région, réputée pour être très brumeuse et pour souligner aussi le flou des souvenirs qui perturbent le personnage.

Les Sudètes, c’est le nom que porte les régions frontalières de la Tchécoslovaquie. Ces régions étaient peuplées par une importante population d’ethnies allemandes et pendant la seconde guerre mondiale ce "bout" de territoire fut annexé en échange de la promesse de paix d’Hitler (les accords de Munich). Ce petit bougre à petite moustache viola ces accords six mois plus tard, le 15 mars 1939, en envahissant l’Etat tchécoslovaque affaibli. En 1945, après la défaite allemande, ces populations sudètes sont chassées manu militari. Leurs biens sont confisqués, en échange de quoi, l’Etat tchèque renonce à réclamer des dommages de guerre. On estime qu’environ trois millions de personnes ont ainsi été expulsées et spoliées. La région est encore hantée par ce traumatisme, que la société tchèque n’a toujours pas digéré.

 

http://good-wallpapers.com/wallpapers/19347/Big%2029231%20Alois%20Nebel.jpg


Mais c’est bien des années plus tard (en 1989) que se déroule l’action du film même si les fantômes du passé ne sont jamais vraiment très loin. A cette époque le régime communiste est faible et se fait renversé pacifiquement (La révolution de velours). Vaclav Havel est nommé Président de la République Tchèque ! Tout ceci n’est pas évoqué dans le film. En tout cas, pas clairement, simplement quelques communications radios en bruit de fond. Autant dire qu’il n’est pas aisé de comprendre le contexte de l’action sans un minimum de connaissance historique.

Finalement, après avoir cherché à en apprendre plus, je me dis que le cinéaste a volontairement fait l’impasse sur ces "détails" historiques pour nous plonger au plus près de la solitude brumeuse du personnage principal qui semble perdu face à l’évolution politique de son pays. Lui, n’a rien demandé mais il est obligé de vivre dans ce climat morose à la limite de la paranoïa. Ce film est fort et talentueux mais un peu dur à avaler ! Rien que pour l’ambiance sombre, mystérieuse et tendue ainsi que pour son visuel à couper le souffle, il vaut la peine d’être explorer.

 

http://www.tobogang.com/web/uploaded/alois02.jpg

 

Aloïs Nebel, c’est du spleen d’après guerre brumeux et clair-obscur. Un film neurasthénique qui brille par sa magnifique plastique mais un soupçon soporifique à ne pas voir sous narcotique !

Moi maintenant, je veux voir l’adaptation de la bd Black Hole de Charles Burns avec ce même traitement graphique ! En attendant, je vous propose de visionner le trailer vostf juste ci-dessous et de vous ruer dans les salles tant qu’il en ai encore temps. (Découvrez aussi plus d’image dans ce trailer VO)

 

Critique rédigée pour le site cinevenement.com

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Bellflower - Evan Glodell

Publié le par UniqueMan

http://twitchfilm.com/news/BellflowerDVD.jpgVous rêviez d’un road-trip acidulé sentimentalement déchirant sur fond de fanatisme MadMaxien ? Evan Glodell l’a fait avec Bellflower, son premier film décapant, fou, ravageur, un peu poseur et arty-sexy-trasho-fire !


Bellflower, ça raconte l’histoire de Woodrow et Aiden, deux potes un soupçon givrés de la capsule, fascinés par l’apocalypse et Mad Max. Pour parer à une possible fin du monde, les deux compères s’évertuent à fabriquer un lance flamme et une voiture de l’enfer (Medusa). Mais ce rêve de geek foutraque va s’évaporer en se mêlant à une histoire d’amour enflammée. Brûlant !


Étrange film tourné pendant trois ans pour un budget modique de 17.OOO$ avec une détermination à faire pâlir les freins. Ça ne veut pas dire grand chose, j’en conviens, mais ce film est tellement déroutant qu’il est difficile de garder ses idées claires. D’un côté, ça fait franchement film arty à la sauce sundance qui te balance une image floue, cadré par un pingouin avec un étalonnage saturé et une impression de vide dans le scénario faussement complexe ; servit par un montage décontenançant. D’un autre côté, le film possède quelques instants magiques d’une beauté incroyable et d’une fulgurance rare ! La passion, le déchirement, le trouble et l’abandon, des sujets traités avec une fougue ravageuse et un talent indéniable. Finalement, les tocs du cinéma indépendant américain (floues, images crades...) sont ici plutôt bien à propos puisqu’ils caractérisent le style du film en se glissant dans la peau de ses personnages... déchirés, perdus et débauchés.

 

http://www.francetv.fr/culturebox/sites/culturebox/files/styles/image_article/public/images/photos/2012/03/bellflower_1.jpg


 

J’ai du mal à avoir un avis tranché, ce que je sais c’est que j’ai aimé vivre l’expérience et même j’en redemande ! C’est original, bizarre, fou, barré tout en étant intelligent. C'est si peu souvent que le septième art craque son slip et se retrouve dans les salles obscures ! Je vous conseille donc d’en profiter ! Rien que par soutien pour un cinéma différent, ça vaut le coup d’y aller. Mais aussi et surtout (heureusement), il faut y aller pour l’expérience fascinante que le visionnage de ce Bellfower procure.


Histoire d’amour déchirante et passionnée sur fond d’adoration quasi-mystique à la gloire d’Humungus (le gros méchant de Mad Max 2 qui règne en maître sur la route) à de quoi dérouter, mais, je me répète, tentez l’expérience, ça vaut vraiment le détour pour sa mise en scène qui possède des moments d’une intensité hypnotique.


Ci-dessous, deux vidéos, parce-que je vous aime. Pas la bande annonce mais une petite interview du réalisateur avec quelques extraits, parce-que je trouve que la BA spoil trop ; et la présentation au PIFFF (où il a d’ailleurs remporté le prix du jury !) par Fausto (Monsieur Mad) et le distributeur du film. Enjoy !

 

 


 

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Malveillance - Jaume Balagueró

Publié le par UniqueMan

http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/44/14/19850480.jpgAprès La Secte Sans Nom, Darkness, Fragile ou plus récemment Rec (1&2) Jaume Balagueró , le réalisateur hispanique qui fait frissonner les poils du monde entier revient une nouvelle fois avec un film qui risque de faire mouche ! Malveillance traduction sauvage mais acceptable du titre original Mientras Duermes (littéralement "pendant que vous dormez") sort le 28 Décembre prochain et nous avons eu l’occasion de le voir en avant-première au PIFFF. Le cinéaste présent à la projection nous à mis en garde sur la perversité de son long métrage et a profité de sa courte apparition pour se faire de l’auto-promo en nous montrant la bande annonce de REC3 (fun à souhait !) Oui ! Parce-qu’il va y avoir un 3 et même un 4 !

Le noir se fait dans la classieuse grande salle du Gaumont Opéra Capucines (700 places quand même !) et déjà quelques frissons parcourent le public. Bah ouais, c’est la séance d’ouverture du PIFFF et dans la tête des anciens fantasticophiles parisiens (délaissés depuis 30ans par le Festival Fantastique du Grand Rex) ça représente beaucoup ! Le film débute sur le ton de la comédie, le personnage principal (brillamment interprété par Luis Tosar) nous apprend que son bonheur est lié au malheur des autres.

http://www.films-horreur.com/wp-content/uploads/2011/11/sleep-tight-2010-20002-731145015.jpg

  Il va donc s’évertuer à pourrir la vie des gens qui l’entourent. Des séquences amusantes s’enchaînent et étrangement ça me rappelle la séquence d’Amélie Poulain ou elle piège l’épicier Collignon (Urbain Cancelier) pour se venger. Mais très vite il va se confronter à un sujet récalcitrant, une pimpante jeune fille qui malgré ses plans diaboliques continue à être heureuse. Le film arrive à ce stade à nous rattacher à la cause machiavélique de son tortionnaire au point de trouver cette ardente demoiselle très agaçante ! Forcément, ce qui devait arriver arriva, le film dérape mais avec talent. Le jeu méchant, malin et assurément pervers révèle des petites astuces brillantes et s’achèvera sur un final adroit et intelligemment traumatisant.

Jaume Balagueró nous prouve ici avec brio qu’il a une belle maitrise de la mise en scène et qu’il n’est pas doué pour nous faire peur qu’avec des fantômes ou des zombies. Malveillance est un métrage maitrisé qui, même s’il n’est pas d’une originalité fracassante, est d’une redoutable efficacité.

 

Ma Note : 4 pièges sur 5

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